Syndrome d’Asperger et Haut-Potentiel intellectuel

Le syndrome d’Asperger est une forme d’autisme léger (probablement d’origine neurologique) mais qui permet une scolarisation et une intégration dans la société.

Le DSMIV-TR (il faut bien l’utiliser de temps en temps) range ce syndrome dans la catégorie des troubles envahissants du développement. Il est caractérisé selon le DSM, et je cite, par « une altération sévère et prolongée de l’interaction sociale (critère A) et le développement de modes de comportements, d’activités et d’intérêts restreints, répétitifs et stéréotypés (critère B) […] La perturbation doit entraîner une altération cliniquement significative dans le fonctionnement social, professionnel ou d’autres domaines importants (Critère C) […] La perturbation de la réciprocité dans l’interaction sociale est globale et prolongée« . Il y a quelques pages d’explications et d’aide au diagnostic différentiel qui complètent cette définition du DSM dont je vous fait grâce.

Contrairement aux troubles autistiques, il n’y a pas de retard mental ou du langage lié au syndrome d’Asperger. Le syndrome est connu depuis peu (fin du 20e siècle) et semble souvent non (ou mal) diagnostiqué. Les personnes répondant aux critères du syndrome présentent généralement un QI plus élevé que la moyenne. Le pronostic scolaire est généralement bon et ces personnes se retrouvent fréquemment dans des emplois à hautes qualifications techniques (ingénieurs, informaticiens, etc.).

Pour être plus pragmatique, on peut retrouver les comportements observables suivants chez les personnes atteintes de ce syndrome:

  • Difficultés liées aux changements environnementaux, de rituel, de consignes;
  • Centres d’intérêts restreints;
  • importance des rituels;
  • Manque d’habilité motrice (ils sont « gauche »);
  • Intellectualisation, Verbalisation à outrance;
  • Déficit dans l’expression des émotions;
  • Code sociaux souvent inadéquats;

En soit, certains de ces critères peuvent correspondrent à ceux que l’on peut retrouver chez certains enfants HP. La question que l’on peut se poser est: est-ce que ces critères sont liés au haut-potentiel ou à un syndrome d’Asperger? D’ailleurs, on pourrait même d’abord se poser la question de l’intérêt de répondre à cette première question. Cepdendant, vu les origines neurologiques probables de ce syndrome, certains traitements qui ne sont pas envisagés généralement avec l’identification du haut-potentiel pourraient se révéler plus efficaces.

Autre raison d’en tenir compte, comme le suggère Beverly Horn dans son article paru dans Gifted Education International, les adaptations scolaires que l’on propose généralement aux enfants HP ne semblent pas adéquate pour les enfants atteint d’un syndrome d’Asperger, HP ou non.

Comme quoi, il n’est jamais inutile de répéter qu’il ne faut jamais généraliser, encore plus ai-je envie de dire, lorsque l’on parle de haut-potentiel.