Comment faire s’endormir bébé (et les enfants aussi)?

S’il y a une difficulté à laquelle la plupart des jeunes parents doivent faire face plus ou moins régulièrement (on est pas tous égaux dans ce domaine) c’est un bébé, ou aussi un enfant, qui à des difficultés à s’endormir seul dans son lit.

Si vous êtes jeune parent, il vous est probablement déjà arriver de passer votre début de soirée à bercer bébé dans vos bras, à lui chanter une berceuse, à lui faire des caresses ou à essayer de l’endormir près de vous. Lorsque c’est épisodique, de n’est pas toujours un moment facile, lorsque c’est régulier, ça peut vite devenir un cauchemar ou le moment que vous redoutez chaque soir.

Est-ce que la psychologie peut nous aider dans ce cas-là, ou que peut-elle nous apprendre d’utile? Malheureusement, les sciences psychologiques ne nous donnent pas de mode d’emploi pour les enfants et vous êtes très certainement la ou le plus grand expert mondial en ce qui concerne le vôtre. Néanmoins, il y a quelques constats que l’on peut garder à l’esprit qui peuvent nettement réduire le temps et l’énergie que vous allez consacrer à cette activité.

Les bébés sont des éponges à émotions, ils perçoivent les émotions de leur entourage et probablement encore plus celles de leurs parents. Lorsqu’un bébé n’arrive pas à dormir, il y a un grand nombre de raisons qui peuvent expliquer cela. Notez que je ne dis pas qu’il ne veut pas dormir car il ne s’agit pas de volonté de sa part mais qu’il n’y arrive pas. comment peut-on l’aider?

Il y a quelques « trucs » qui peuvent contribuer à faciliter l’endormissement.

  1. Évitez les activités excitantes avant le coucher:
    Que ce soit pour les enfants ou pour les bébés, les activités qui produisent une forte excitation juste avant l’heure du coucher ne sont pas recommandées. Manger juste avant de s’endormir (je ne parle pas du biberon) n’est probablement pas idéal. Il est préférable de ne pas mettre les enfants devant la télévision avant trois ans et certainement pas moins d’une heure avant le sommeil (c’est aussi valable pour les adultes) car cela semble provoquer une surexcitation du cerveau. Il y a néanmoins une excitation que je recommande avant le coucher (et mon généraliste la recommande vivement pour dégager les voies respiratoires et pour la santé en générale), une bonne séance de chatouillis et de rigolade avec bébé ou votre enfant, permet de décharger une partie de l’excitation et d’amener du plaisir et des émotions positives avant un moment qui peut parfois être vécu comme anxiogène par l’enfant.
  2. Instaurer un rituel de coucher:
    Un rituel c’est dans ce cas une succession d’action qui seront répétée successivement chaque soir pour coucher l’enfant. Cela permet de préparer votre bébé au fait qu’il va aller se coucher. Prévoyez un rituel qui joue sur tous les sens: le toucher, l’ouïe, l’odorat, la vision. Essayez aussi d’avoir un decrescendo, une diminution du rythme et des stimulations au cours du rituel.Préparez bébé en prenant votre temps, diminuez déjà un peu la lumière. Choisissez peut-être aussi ce moment pour lui appliquer une crème avec une odeur agréable. Vous pouvez déjà aussi jouer une petite musique douce qui vous calme autant que le bébé. Passez dans la chambre avec une lumière encore plus faible, n’oubliez pas la musique ou chantez lui une berceuse, faites lui des câlins, des bisous, des caresses en ralentissant progressivement le rythme (vous pouvez faire de même avec les berceuses si vous les chantez vous même)
  3. Prenez votre temps:
    Si vous être pressé(e)s, les difficultés d’endormissement vont très probablement vous contrarier et vous énerver. Vous pensez peut-être à la longue liste de tâche qu’il vous reste à faire, à votre envie d’aller vous asseoir enfin dans votre canapé pour finir votre livre, parler avec vos amis, continuer votre jeux ou regarder la télévision ou au fait qu’il y a encore les autres enfants à coucher. Quelle que soit votre contrariété, elle ne va pas vous aider. Vous avez déjà probablement remarqué que c’est dans ces moments là que le petit démon en couches-culottes est encore plus difficile à coucher. C’est normal, si vous êtes énervé, il va le ressentir et ça risque de l’inquiéter, ce qui n’aide pas, vous vous en doutez. Vous avez d’ailleurs peut-être déjà vécu ce moment ou votre compagne/compagnon prend le relais et le petit monstre se transforme en deux minutes en petit ange qui s’endort en un clin d’oeil. Vous pouvez avoir à ce moment là des pensées qui vous disent que vous ne savez pas vous y prendre, que vous avez dû faire quelque chose de travers. Il est surtout fort probable que votre remplaçant était encore bien zen et que cela ai calmé bébé, lui permettant de s’endormir. Vous pouvez donc accepter que cela peut prendre du temps, c’est votre meilleure chance que cela en prenne le moins possible. Profitez de cet instant privilégié avec votre enfant, vous ne pourrez pas le garder dans vos bras comme cela pendant de nombreuses années.
  4. Relaxez-vous:
    Ça semble évident mais on n’y pense pas souvent sur le moment. Vous pouvez être énervé ou tendu par votre longue journée et/ou, si ce n’est pas le cas, votre enfant peut l’être pour toutes sortes de bonnes raisons. Vous ne le savez peut-être pas mais quand une personnes fait des exercices de relaxations, les autres personnes dans la même pièce se détendent elles-aussi. Votre enfant n’y fait pas exception. Vous êtes à côté de lui ou il est contre vous, dans vos bras, l’oreille contre votre corps, voici une excellente occasion pour regarder ce véritable chef d’oeuvre de la nature avec tout votre amour, toute votre compassion et votre bienveillance. Inspirez profondément par le nez, bloquez la respiration 5 secondes et soufflez lentement par la bouche tout doucement. Ensuite, contrôlez votre respiration en inspirant sur 4 temps (plus ou moins une seconde par temps, à vous de trouver la fréquence qui vous convient) et en expirant sur 6 temps. Répétez cela 20 fois (pendant un peu plus de 3 minutes donc, ce n’est pas très long)

Notez que même quand vous appliquerez ces quelques petites astuces et que votre enfant s’endormira plus facilement, il pourra toujours y avoir des soirs qui seront plus difficile. Les bébés et les enfants passent par des phases de leur développement qui peuvent causer de l’angoisse, des peurs ou des douleurs physiques. Vous n’y pouvez rien, eux non plus, accepter (au sens « pleine conscience ») que c’est là, que c’est ainsi et que votre enfant à besoin un peu plus de vous ce soir là n’est pas signe de « faiblesse » de votre part ou que vous avez fait un pas de travers, c’est juste la vie. Votre amour et vos qualités de parents feront le reste.

Tant que je suis sur le suket, pour les berceuses, je suis tombé sous le charmes des compilations « dreamland » de Putumayo Kids, je ne peux que vous recommander les albums « Instrumental Dreamland » et « African Dreamland ».

Bonne nuit les petits.