L’argent (bien dépensé) peut rendre heureux

Un vieil adage dit que l’argent ne fait pas le bonheur. Plusieurs études ciblant les gagnants de loteries on en effet démontré qu’une bonne partie d’entre eux étaient souvent plus malheureux après quelques temps qu’ils ne l’étaient avant d’avoir gagné (et souvent plus pauvre, ayant mal géré leur argent). Ce qui semble faire la différence entre les « riches » heureux et les « malheureux » c’est la façon dont ils dépensent leur argent. En effet, dépenser une (bonne) partie de son argent pour le bien-être des autres semble être un gage de bonheur. Michael Norton, professeur à la prestigieuse Harvard School of Economy nous explique cela dans une toujours excellente présentation TED.

Notons que les plus grandes fortunes  de la planète semblent avoir compris ce principe, une grande partie d’entre-elles donnant une grande partie de leur fortune à des oeuvres de charité (Carlos Slim, Bill Gates, Warren Buffet, Mark Zuckerberg, Larry Ellison)

http://trends.levif.be/economie/actualite/people/bill-gates-augmente-sa-fortune-et-reste-l-homme-le-plus-riche-des-etats-unis/article-4000180067440.htm

 
Ceci n’est pas vraiment surprenant. On peut en effet imaginer que le fait de dépenser cette grande quantité d’argent contribue à donner un sens , une raison, qui plus est altruiste, à la vie (ou du moins une partie) de ces richissimes hommes d’affaire. Hors, l’altruisme reste une valeur sûre du bonheur, faire du bien aux autres, c’est aussi se faire du bien.

L’amour, la honte et la vulnérabilité…

L’être humain est un être social. Nous ne sommes pas l’animal le plus rapide, pas le plus fort, peut-être le plus intelligent (mais ça reste à prouver) mais nous sommes bon pour communiquer et, de là, pour collaborer. Nous avons survécu et sommes devenu le plus grand et le plus fort des prédateurs parce que nous fonctionnons bien (relativement) en groupe, en société. Grâce à cela, nous avons créés des villages, des chemins, puis des villes, des routes, des autoroutes, des buildings de 50 étages et plus, des hôpitaux, des paquebots, etc. Ensemble, nous sommes incroyablement fort. Seul, nous ne sommes rien, du moins nous le pensons souvent. Nous avons donc probablement été sélectionné, au cours des générations, sur base de notre capacité à vivre ensemble, à être accepté par la meute, la troupe, la société. Et de là vient probablement une de nos plus grande peur, celle d’être rejeté. Combien de fois les attentes de la société, des autres, dirigent-elles vos actes malgré parfois une envie forte de faire autrement? Combien de fois nous conformons-nous à la norme alors due nous ne sommes pas d’accord avec celle-ci? L’être humain a une tendance très forte à se conformer à la norme, nombre d’études l’ont déjà montré.

Brené Brown est chercheuse en science sociale et a décidé d’étudier les relations humaines, cette connexion qui nous relie entre-nous. Ce qu’elle a rapidement découvert, c’est la honte. La honte qu’elle interprète comme la peur d’être rejeté. En effet, quand j’ai honte de quelque chose, j’ai peur qu’on me rejette si les autres savaient cette chose. La honte est donc bien une peur du rejet. Et qu’est-ce que Brene Brown a découvert? Simplement que les personnes qui sont plus heureuses, plus épanouies ont plus le courage de se présenter telles qu’elles sont que les autres. Qu’elles acceptent leur imperfection, qu’elle oublient la personne qu’elles devraient être pour se contrer sur la personne qu’elles sont. Qu’elles savent cette simple chose: que nous ne sommes pas parfait mais que ce n’est pas important et que nous pouvons être aimé et que nous pouvons rester parmi les autres hommes et femmes. Le secret, c’est finalement d’accepter sa propre vulnérabilité et celle des autres.

C’est une leçon simple mais tellement fondamentale.

Je vous laisse regarder ces très bonnes prestations de Brene Brown au TED. Malheureusement les sous-titres en français semblent avoir un petit problème de synchronisation.

Pour être heureux, concentrez-vous sur le moment présent!

Cela semble être une rengaine, un motto,  voire presque une obsession dans les nouvelles formes de thérapies basées sur la pleine conscience: vivez le moment présent, vous serez plus heureux. Que ce soit la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT), la  thérapie cognitive par la pleine conscience (MBCT) ou le programme de réduction du stress par la pleine conscience (MBSR), vous retrouvez à chaque fois cette composante essentielle: être présent à ce que vous faites quand vous le faites. La présentation TED de Matt Killingsworth donne encore un argument en plus dans ce sens. Plus vous laissez votre esprit flâner, moins vous êtes heureux. Ce qui ne veut pas dire que rêver est une mauvaise chose mais plutôt comme dit l’adage, « il vaut mieux vivre ses rêves que rêver sa vie ». Et parfois, reconnaissons-le, nous avons une certaines tendance à éviter les moments difficile en nous évadant par la pensée dans des mondes imaginaires, dans notre passé ou dans ce que nous projetons dans notre futur. Comme vous pourrez le comprendre dans cette présentation, cela ne semble pas avoir l’effet désiré sur le long terme. Nous évitons peut-être des émotions difficiles mais cela ne nous rend pas plus heureux pour autant, bien du contraire. Et on ne vous parle pas de méditation ici mais juste de perception du bonheur et d’activités quotidiennes.

Jeunesse, différence et harcèlement… une prestation émouvante de Shane Koyczan

Les conférences TED peuvent nous livrer des moments surprenant, motivant, émouvant , inspirant ou parfois ennuyant. La prestation de l’écrivain / poète / slammeur Shane Koyczan est probablement la prestation la plus poignante que j’ai pu voir sur TED. Son poème « to this day » qui nous parle de sa jeunesse, de sa différence, de harcèlement (harcèlement est malheureusement le seul mot français qui traduisent « bullying » bien qu’il n’en transmette pas tout le sens), de la difficulté à trouver sa voie et à faire accepter ses choix de vie. Passant de la présentation au slam (avec un très bel accompagnement musical au violon d’Hannah Epperson), son poème, sa déclamation et son rythme ne pourront que vous toucher.

A ce jour (12 mars, il n’y a pas encore de sous-titre en français (la prestation est en anglais) mais ça ne saurait tarder, comme d’habitude.

Méditer ou jongler avec les pensées

Pour ceux qui sont intéressés par la pleine conscience et de la méditation en général, voici une vidéo de Andy Puddicombe au TEDSalon en 2012. Son explication (en anglais mais des sous-titres français sont disponible) du processus méditatif en utilisant des balles et de la jonglerie comme métaphore de la pleine conscience est intelligente, juste et percutante de simplicité. Pour ceux qui ont peut être encore quelques reticences ou des aprioris ou encore plus simplement, des questions, cette petite vidéo devrait vous éclairer.

Steve Jobs, une vie engagée

Je revoyais récemment la vidéo du discours de Steve Jobs lors de la Commencement Ceremony de Stanford en 2005. En réécoutant son discours, je ne pu m’empêcher de faire le lien entre les trois histoires de sa vie et l’ACT. En effet, dans sa première histoire, il nous raconte comment il décida d’arrêter l’Université parce qu’il ne voyait pas le sens que cela pouvait avoir. Il suivi uniquement les cours qui l’intéressaient, qui correspondaient à ses valeurs d’une certaine façon. Même si tout cela n’avait pas encore une utilité, une finalité, ça lui a servi plus tard. Il a pu faire des liens (« connecting the dots ») par après. Aucune expérience n’est donc réellement un temps perdu (on ne peut pas perdre du temps, on peut juste penser qu’il fut mal employé) mais cette expérience prendra probablement du sens plus tard.

Dans sa seconde histoire, il explique comment le fait de perdre ce qu’il avait construit lui avait permis de reconstruire et de faire encore mieux, de s’ouvrir vers de nouvelles choses. La légèreté d’être un débutant c’était probablement pour lui l’absence d’attente, de peur de l’échec, le « lâché prise ». Il aimait ce qu’il faisait. Ça le rapprochait de ce qui était important pour lui. Il allait toujours dans la direction qui lui plaisait. C’est d’ailleurs ce qui ressort aussi de sa troisième histoire. La mort lui a appris une chose, à rester en contact avec ses valeurs. Si vous vous levez chaque matin et que vous ne feriez pas ce que vous allez faire si vous alliez mourir demain deux jours de suite, changez quelque chose, nous dit-il. Lorsque l’on est près de la mort, il semble que l’on se rapproche de ce qui a le plus d’importance pour nous. On tergiverse moins. Comme si la proximité de la mort nous retirait une pression, une peur. Nous allons tous mourir, un jour, demain peut-être. Que feriez-vous aujourd’hui si vous alliez mourir demain? Qu’est-ce qui est vraiment important pour vous?

Que l’on aime le personnage ou pas, il est indéniable que Steve Jobs était un orateur hors du commun, quelqu’un qui savait communiquer et convaincre mais aussi une personnalité qui s’était réalisée, qui s’était accomplie. Ecouter son discours ou le lire pourra certainement vous inspirer, il me semble que chacun peut y trouver une partie qui lui parle.

 

Le texte de son discours en Anglais sur le site de l’université de Stanford

La vidéo originale, en Anglais uniquement, publiée par l’Université de Stanford, incluant l’introduction de son Président, retraçant une partie de l’histoire de Steve Jobs.

Les mots qui nous emprisonnent

J’ai publié sur YouTube une deuxième version de la petite vidéo qui explique brièvement comment reconnaître ces mots qui nous emprisonnent dans un monde sans solution. Le contenu est inspiré d’une formation de Kelly Wilson (la partie sur les « Prison words »). Ce sont des exemples de ce que l’on appelle la fusion cognitive, telle qu’elle est définie dans l’ACT (et par la théorie des cadres relationnels).

Scepticisme scientifique

Le titre de cet article est une forme de pléonasme en soi. Par définition, la science implique le doute, le scepticisme. La vérité n’existe pas, tout au plus, est-elle éphémère. Cependant, vivre dans le doute ne semble pas être une chose aisée car nous aimons croire ce que l’on nous raconte et nous remettons rarement en questions nos croyances. Bien sûr, il semble difficile de remettre en question toutes nos croyances en permanence, un minimum de croyances sont nécessaires au quotidien. Mais il est toujours bon de garder à l’esprit que toute vérité peut changer. Quand je conduis et que je m’arrête au feu rouge puis que je démarre au vert, c’est que j’assume que les autres conducteurs vont faire de même. Cette croyance nous permet d’avoir une circulation automobile relativement fluide et ordonnée. Si nous ne partagions pas cette croyance, certains décideraient de passer uniquement après avoir vérifié plusieurs fois et ne passeraient peut-être pas si d’autres conducteurs leur laissaient une priorité. Cette croyance est donc bien utile. Par contre, il est vrai que je pourrais très bien décider de passer au rouge (ce que bon nombre de personnes font malheureusement volontairement). C’est donc une croyance en l’ordre social qui peut être facilement remise en question. Par contre, si je vous dit que le plus court chemin entre deux point est une droite, pensez-vous que cela puisse changer? Et si je vous dis que notre auto-évaluation de nos compétences en mathématique (exemple arbitraire) n’est qu’une pensée et que cette pensée peut conditionner non seulement notre perception du monde (nous allons interpréter les événements sur base de cette croyance en cherchant à la conforter) voire même influence notre environnement pour qu’il se conforme à cette croyance (l’effet Rosenthael ou Pygmalion vient immédiatement à l’esprit), pensez-vous que cela soit possible?

Histoire de remettre un peu de doute et de flexibilité dans nos cerveaux, voici quelques lectures, sites et vidéos:

D’abord, vu qu’on en parle pas mal ces derniers jours: Lazarus Mirages.

L’article et des liens vers des vidéo sur Dailymotion avec l’expérience Lazarus Mirage

L’observatoire de Zététique

Le site du prof. Broch et de son laboratoire de zététique

Skeptic.com

L’excellent livre de Michael Schermer: The believing brain

Et la prestation de Michael Schermer sur TED (sous-titres en français disponible):

 

Make it count!

Une petite vidéo promotionnelle pour le nouveau Nike Fuel Band. Non, je ne suis pas sponsorisé mais, comme ce fut souvent le cas par le passé, Nike a commandé des vidéo qui peuvent inspirer certaines personnes. Un petit florilège de citations:

« Life is either daring adventure or nothing at all » (Hellen Keller)
« You only live once but if you do it right, once is enough » (Mae West)
« Above all, try something » (F. D. Roosevelt)
« I never worry about the future, it comes soon enough » (Albert Einstein)
« One who makes no mistakes, makes nothing at all » (Giacomo Casanova)
« In the end it is not the years in your life that counts, it’s the life in your years » (Abraham Lincoln)
« If I’d followed all the rules, I’d never gotten anywhere » (Maryline Monroe)
« Action expresses priorities » (Gandhi)

http://www.youtube.com/watch?v=WxfZkMm3wcg

Pleine conscience pour les enfants

Si vous voulez faire profiter vos enfants des bienfaits de la pleine conscience, le livre d’Eline Snel « Calme et attentif comme une grenouille : La méditation pour les enfants… avec leurs parents » est un outil formidable pour vous y aider. Le livre est clair, abordable et vous explique comment amener vos enfants (dès 5 ans selon Eline Snel mais j’ai esssayé avec un enfant de 3 ans et demi avec qui cela fonctionne déjà très bien) à pratiquer la pleine conscience. Un CD d’exercice avec la belle voix de conte de fée de Sara Giraudeau est joint au livre. Vous en trouverez un petit extrait, ci-dessous.


« Calme et attentif comme une grenouille : La méditation pour les enfants… avec leurs parents »
de Eline Snel
Broché: 132 pages
Editeur : ARENES EDITIONS (15 mars 2012)
Collection : PSYCHOLOGIE
Langue : Français
ISBN-10: 2352041910

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