Simulez jusqu’à ce que vous le deveniez! Deux minutes pour changer votre vie.

On sait depuis longtemps que l’esprit influence le corps (le psychosomatique) mais on sait aussi depuis pas mal d’années que l’inverse est vrai, bien que l’on semble avoir moins bien assimilé ce concept. Pourtant, comme l’explique Amy Cuddy dans sa présentation TED, changer votre posture pendant deux minutes peux significativement changer votre avenir. Imaginez que vous puissiez changer le résultat d’un entretien d’embauche de négatif à positif. Ou que vous puissiez devenir plus sûr de vous même, plus déterminé, plus passionné et conquérir le coeur de votre alter ego. Tout cela en deux minutes? Adopter des postures reflétant la confiance en soi et le pouvoir, pendant deux petites minutes, augmente votre confiance en vous et diminue votre stress. Avez-vous un meilleur investissement pour votre vie? Deux minutes, pas d’argent à débourser, et cela peut changer le cours de votre vie. Pourquoi le faire? Vous risqueriez de devenir celui ou celle que vous voulez-être!

Impacts neuro-cognitifs de la méditation de pleine consicence

En février 2008, Philippe Goldin, docteur en psychologie et chercheur dans le domaine des neuro-sciences et de la méditation, présentait aux Google Tech Talks un état des lieux de la recherche neuro-cognitive sur les effets de la méditation de pleine conscience. Depuis 5 ans bon nombre de nouvelles recherches ont été conduites mais sa présentation reste globalement valable me semble-t’il et très facile d’accès tout en gardant une bonne qualité « technique » dans ses explications. Sa présentation dure 50 minutes et pourrait être considéré comme un cours d’université d’introduction à la pleine conscience (mindfulness). Ceci intéressera probablement plus les psychologues et psychiatres d’emblée mais ne devrait pas manquer d’intérêt pour toute personne qui s’intéresse à la mindfulness.

La pleine conscience en pratique clinique de nos jours

Christophe André, Psychiatre au centre hospitalier sainte-Anne à Paris, auteur et conférencier de renom, nous explique simplement, comme à son habitude, ce qu’est la pleine conscience, comment elle se pratique et comment on l’utilise de nos jours en pratique clinique.

L’argent (bien dépensé) peut rendre heureux

Un vieil adage dit que l’argent ne fait pas le bonheur. Plusieurs études ciblant les gagnants de loteries on en effet démontré qu’une bonne partie d’entre eux étaient souvent plus malheureux après quelques temps qu’ils ne l’étaient avant d’avoir gagné (et souvent plus pauvre, ayant mal géré leur argent). Ce qui semble faire la différence entre les « riches » heureux et les « malheureux » c’est la façon dont ils dépensent leur argent. En effet, dépenser une (bonne) partie de son argent pour le bien-être des autres semble être un gage de bonheur. Michael Norton, professeur à la prestigieuse Harvard School of Economy nous explique cela dans une toujours excellente présentation TED.

Notons que les plus grandes fortunes  de la planète semblent avoir compris ce principe, une grande partie d’entre-elles donnant une grande partie de leur fortune à des oeuvres de charité (Carlos Slim, Bill Gates, Warren Buffet, Mark Zuckerberg, Larry Ellison)

http://trends.levif.be/economie/actualite/people/bill-gates-augmente-sa-fortune-et-reste-l-homme-le-plus-riche-des-etats-unis/article-4000180067440.htm

 
Ceci n’est pas vraiment surprenant. On peut en effet imaginer que le fait de dépenser cette grande quantité d’argent contribue à donner un sens , une raison, qui plus est altruiste, à la vie (ou du moins une partie) de ces richissimes hommes d’affaire. Hors, l’altruisme reste une valeur sûre du bonheur, faire du bien aux autres, c’est aussi se faire du bien.

L’amour, la honte et la vulnérabilité…

L’être humain est un être social. Nous ne sommes pas l’animal le plus rapide, pas le plus fort, peut-être le plus intelligent (mais ça reste à prouver) mais nous sommes bon pour communiquer et, de là, pour collaborer. Nous avons survécu et sommes devenu le plus grand et le plus fort des prédateurs parce que nous fonctionnons bien (relativement) en groupe, en société. Grâce à cela, nous avons créés des villages, des chemins, puis des villes, des routes, des autoroutes, des buildings de 50 étages et plus, des hôpitaux, des paquebots, etc. Ensemble, nous sommes incroyablement fort. Seul, nous ne sommes rien, du moins nous le pensons souvent. Nous avons donc probablement été sélectionné, au cours des générations, sur base de notre capacité à vivre ensemble, à être accepté par la meute, la troupe, la société. Et de là vient probablement une de nos plus grande peur, celle d’être rejeté. Combien de fois les attentes de la société, des autres, dirigent-elles vos actes malgré parfois une envie forte de faire autrement? Combien de fois nous conformons-nous à la norme alors due nous ne sommes pas d’accord avec celle-ci? L’être humain a une tendance très forte à se conformer à la norme, nombre d’études l’ont déjà montré.

Brené Brown est chercheuse en science sociale et a décidé d’étudier les relations humaines, cette connexion qui nous relie entre-nous. Ce qu’elle a rapidement découvert, c’est la honte. La honte qu’elle interprète comme la peur d’être rejeté. En effet, quand j’ai honte de quelque chose, j’ai peur qu’on me rejette si les autres savaient cette chose. La honte est donc bien une peur du rejet. Et qu’est-ce que Brene Brown a découvert? Simplement que les personnes qui sont plus heureuses, plus épanouies ont plus le courage de se présenter telles qu’elles sont que les autres. Qu’elles acceptent leur imperfection, qu’elle oublient la personne qu’elles devraient être pour se contrer sur la personne qu’elles sont. Qu’elles savent cette simple chose: que nous ne sommes pas parfait mais que ce n’est pas important et que nous pouvons être aimé et que nous pouvons rester parmi les autres hommes et femmes. Le secret, c’est finalement d’accepter sa propre vulnérabilité et celle des autres.

C’est une leçon simple mais tellement fondamentale.

Je vous laisse regarder ces très bonnes prestations de Brene Brown au TED. Malheureusement les sous-titres en français semblent avoir un petit problème de synchronisation.

Pour être heureux, concentrez-vous sur le moment présent!

Cela semble être une rengaine, un motto,  voire presque une obsession dans les nouvelles formes de thérapies basées sur la pleine conscience: vivez le moment présent, vous serez plus heureux. Que ce soit la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT), la  thérapie cognitive par la pleine conscience (MBCT) ou le programme de réduction du stress par la pleine conscience (MBSR), vous retrouvez à chaque fois cette composante essentielle: être présent à ce que vous faites quand vous le faites. La présentation TED de Matt Killingsworth donne encore un argument en plus dans ce sens. Plus vous laissez votre esprit flâner, moins vous êtes heureux. Ce qui ne veut pas dire que rêver est une mauvaise chose mais plutôt comme dit l’adage, « il vaut mieux vivre ses rêves que rêver sa vie ». Et parfois, reconnaissons-le, nous avons une certaines tendance à éviter les moments difficile en nous évadant par la pensée dans des mondes imaginaires, dans notre passé ou dans ce que nous projetons dans notre futur. Comme vous pourrez le comprendre dans cette présentation, cela ne semble pas avoir l’effet désiré sur le long terme. Nous évitons peut-être des émotions difficiles mais cela ne nous rend pas plus heureux pour autant, bien du contraire. Et on ne vous parle pas de méditation ici mais juste de perception du bonheur et d’activités quotidiennes.

Jeunesse, différence et harcèlement… une prestation émouvante de Shane Koyczan

Les conférences TED peuvent nous livrer des moments surprenant, motivant, émouvant , inspirant ou parfois ennuyant. La prestation de l’écrivain / poète / slammeur Shane Koyczan est probablement la prestation la plus poignante que j’ai pu voir sur TED. Son poème « to this day » qui nous parle de sa jeunesse, de sa différence, de harcèlement (harcèlement est malheureusement le seul mot français qui traduisent « bullying » bien qu’il n’en transmette pas tout le sens), de la difficulté à trouver sa voie et à faire accepter ses choix de vie. Passant de la présentation au slam (avec un très bel accompagnement musical au violon d’Hannah Epperson), son poème, sa déclamation et son rythme ne pourront que vous toucher.

A ce jour (12 mars, il n’y a pas encore de sous-titre en français (la prestation est en anglais) mais ça ne saurait tarder, comme d’habitude.