Le contraire d’addiction, c’est connexion…

Dans un très émouvant et très éclairant TED talk, Johann Hari, un journaliste américain, nous fait le bilan de ses recherches sur les dépendances et principalement sur les « addictions » aux drogues.

En résumé, au vu des recherches actuelles, une dépendance devrait plutôt être vue comme un lien que la personne établis avec un objet (la drogue, l’alcool, la nourriture, les jeux, facebook,…) pour ne pas être en lien avec sa vie qui n’est pas plaisante ou qui est simplement dépourvue ou pauvre en liens humains positifs, en amour. C’est un lien de substitution. Et lorsque nous rejetons les « accrocs », nous ne faisons que renforcer leur lien avec l’objet de leur dépendance.

Comme le conclus très joliment Hari, le contraire d’addiction (ou de dépendance), c’est la connexion (ou l’amour inconditionnel).

 

 

Cette année, je fais du sport… enfin 10 minutes par jour

From NY Times website

« Cette année, je me (re)met au sport! ». Cette petite phrase ou l’une de ses nombreuses variantes est probablement l’une de celle que l’on retrouve assez fréquemment dans les bonnes résolutions pour l’année nouvelle. Souvent, la difficulté à trouver le temps et/ou l’argent viennent rapidement à bout de cette pourtant excellente idée. En effet, faire du sport, modérément, c’est bon pour le corps et l’esprit (qui ne font qu’un de toutes façons). Vous augmentez votre espérance de vie, vous améliorer une série de paramètres physiologiques (cholestérol, niveau de sucre dans le sang, cortisol, etc.) et même votre santé mentale (diminution du risque de dépression, plus haut niveaux de confiance en soi, plus d’énergie, amélioration des capacités cognitives, de la mémoire, etc.). Bref, tant qu’on en fait pas trop et qu’on le fait bien, les bénéfices sont loin d’être négligeable.

Ces dernières années, nos chers scientifiques du monde entier, bien conscient des bénéfices de la pratique sportives et des énormes contraintes de notre vie quotidienne (ainsi que du manque de motivation à se bouger les fesses d’un grand nombre d’entre-nous) ont développé et étudié les effets de séances d’exercices physiques de plus en plus courtes, de 20, 10 voir 7 minutes ou ne fut-ce même que 5 minutes. Résultats? Courir 5 ou 10 minutes par jour vous assure semble-t’il une même protection contre les accidents cardio-vasculaires que les marathoniens. Aussi, pratiquer 10 minutes d’exercices 3 fois par semaine (30 minutes par semaine) augmente déjà très significativement votre endurance et votre métabolisme et ce en quelques semaines uniquement.

Bref, si vous n’avez que peu de temps, c’est tout ce qu’il vous faut pour vous faire du bien.

Pour plus de détails, je vous renvoie vers l’excellent article de Gretchn Reynolds du New-York Times: http://well.blogs.nytimes.com/2014/12/31/the-super-short-workout-and-other-fitness-trends/

Bonne année.

Simulez jusqu’à ce que vous le deveniez! Deux minutes pour changer votre vie.

On sait depuis longtemps que l’esprit influence le corps (le psychosomatique) mais on sait aussi depuis pas mal d’années que l’inverse est vrai, bien que l’on semble avoir moins bien assimilé ce concept. Pourtant, comme l’explique Amy Cuddy dans sa présentation TED, changer votre posture pendant deux minutes peux significativement changer votre avenir. Imaginez que vous puissiez changer le résultat d’un entretien d’embauche de négatif à positif. Ou que vous puissiez devenir plus sûr de vous même, plus déterminé, plus passionné et conquérir le coeur de votre alter ego. Tout cela en deux minutes? Adopter des postures reflétant la confiance en soi et le pouvoir, pendant deux petites minutes, augmente votre confiance en vous et diminue votre stress. Avez-vous un meilleur investissement pour votre vie? Deux minutes, pas d’argent à débourser, et cela peut changer le cours de votre vie. Pourquoi le faire? Vous risqueriez de devenir celui ou celle que vous voulez-être!

L’apprentissage de la pleine conscience en un poème

Voici une traduction en Français (provenant de Wikimédiation) d’un poème de Portia Nelson intitulé « Autobiography in 5 acts« . Il résume très bien, à mon sens, l’apprentissage de la pleine conscience.

Chapitre 1

Je marche dans la rue
Il y a un grand trou dans le trottoir
Je tombe dedans
Je suis perdue, impuissante
Ce n’est pas ma faute
Il me faut une éternité pour en sortir

Chapitre 2

Je marche dans la même rue
Il y a un grand trou dans le trottoir
Je fais semblant de ne pas le voir
Je retombe dedans
Je n’arrive pas à croire que je suis au même endroit
Mais ce n’est pas ma faute
Il me faut encore longtemps pour en sortir

Chapitre 3

Je marche dans la même rue
Il y a un grand trou dans le trottoir
Je le vois bien
Je tombe quand même dedans…c’est une habitude
J’ai les yeux ouverts
Je sais où je suis
C’est ma faute
J’en sors immédiatement

Chapitre 4

Je marche dans la même rue
Il y a un grand trou dans le trottoir
J’en fais le tour

Chapitre 5

Je prends une autre rue

Impacts neuro-cognitifs de la méditation de pleine consicence

En février 2008, Philippe Goldin, docteur en psychologie et chercheur dans le domaine des neuro-sciences et de la méditation, présentait aux Google Tech Talks un état des lieux de la recherche neuro-cognitive sur les effets de la méditation de pleine conscience. Depuis 5 ans bon nombre de nouvelles recherches ont été conduites mais sa présentation reste globalement valable me semble-t’il et très facile d’accès tout en gardant une bonne qualité « technique » dans ses explications. Sa présentation dure 50 minutes et pourrait être considéré comme un cours d’université d’introduction à la pleine conscience (mindfulness). Ceci intéressera probablement plus les psychologues et psychiatres d’emblée mais ne devrait pas manquer d’intérêt pour toute personne qui s’intéresse à la mindfulness.

L’argent (bien dépensé) peut rendre heureux

Un vieil adage dit que l’argent ne fait pas le bonheur. Plusieurs études ciblant les gagnants de loteries on en effet démontré qu’une bonne partie d’entre eux étaient souvent plus malheureux après quelques temps qu’ils ne l’étaient avant d’avoir gagné (et souvent plus pauvre, ayant mal géré leur argent). Ce qui semble faire la différence entre les « riches » heureux et les « malheureux » c’est la façon dont ils dépensent leur argent. En effet, dépenser une (bonne) partie de son argent pour le bien-être des autres semble être un gage de bonheur. Michael Norton, professeur à la prestigieuse Harvard School of Economy nous explique cela dans une toujours excellente présentation TED.

Notons que les plus grandes fortunes  de la planète semblent avoir compris ce principe, une grande partie d’entre-elles donnant une grande partie de leur fortune à des oeuvres de charité (Carlos Slim, Bill Gates, Warren Buffet, Mark Zuckerberg, Larry Ellison)

http://trends.levif.be/economie/actualite/people/bill-gates-augmente-sa-fortune-et-reste-l-homme-le-plus-riche-des-etats-unis/article-4000180067440.htm

 
Ceci n’est pas vraiment surprenant. On peut en effet imaginer que le fait de dépenser cette grande quantité d’argent contribue à donner un sens , une raison, qui plus est altruiste, à la vie (ou du moins une partie) de ces richissimes hommes d’affaire. Hors, l’altruisme reste une valeur sûre du bonheur, faire du bien aux autres, c’est aussi se faire du bien.

Psychothérapies et dérives sectaires

Ce mercredi 10 avril, la commission d’enquête du sénat français sur les dérives sectaires dans le domaine de la santé a remis son rapport. Comme dans les rapports du Miviludes (Mission Interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires – http://www.miviludes.gouv.fr/), le rapport rappelle le lien étroit entre les sectes et les pratiques thérapeutiques. Chaque secte propose d’une façon ou d’une autre une approche nouvelle de la santé, physique et/ou mentale. Sans s’attarder sur l’analyse des pratiques sectaires, épinglons les réserves (et parfois, c’est bien plus que cela) émisent par la commission au sujet de certaines pratiques telles que l’iridiologie, la kinésiologie spécialisée, la dianétique (fleuron de l’église de scientologie), l’ondobiologie, la biochirurgie immatérielle, la drainolymphologie, le décodage biologique,la biorésonnace, la Reconnexion (R) (notez le trademark), la naturopathie, comme la phytothérapie, l’aromathérapie et les fleurs de Bach ou le Reiki. La liste est malheureusement encore longue. Le rapport est édifiant et mérite d’être lu.

Vous trouverez le rapport du sénat au format PDF à l’adresse http://www.senat.fr/rap/r12-480-1/r12-480-11.pdf
Celui de la Miviludes est disponible sur leur site http://www.miviludes.gouv.fr/sites/default/files/publications/francais/guide_sante_complet.pdf