Amour inconditionnel, sens de la vie et identité

Certains jours, on se lève, on suit notre route habituelle et, sans qu’on s’y attende, on fait une rencontre, une découverte, qui nous secoue, qui nous touche profondément.

Ces rencontres peuvent se faire en face-à-face, lors d’une conférence, à la lecture d’un livre, à l’écoute d’une chanson, au visionnage d’un film ou au visionnage d’une séquence vidéo. Une fois de plus, c’est une présentation TED qui m’a marquée. Et cette fois-ci, c’est plus le coeur que l’intellect qui a été touché. Bien sûr, souvent, quand on est touché par une histoire c’est parce qu’elle se met en résonance avec notre propre histoire. Mais certaines histoires sont universelles, ou du moins, certaines souffrances, certains questionnements. Comme le disait Carl Rogers, c’est lorsque l’on arrive à ce qu’il y a de plus intime, de plus personnel chez l’être humain que l’on touche à l’universel. Pour le dire autrement, au delà de toutes nos différences, nos peurs, nos désirs et nos questionnements les plus fondamentaux sont partagés par la très grande majorité des êtres humains, pour ne pas dire tous. C’est dans l’expression, la réflexion et l’action par rapport à ces questions que nous nous différencions.

Dans son intervention de 2013 « Love, no matter what » (« Aimez, qu’importe ce qui se passe »), l’écrivain américain Andrew Solomon nous parle de l’amour inconditionnel de parents pour leurs enfants, et principalement de parents pour leurs enfants dit « différents ». Amour inconditionnel, acceptation, richesses des différences, bienveillance, autant de thèmes que l’être humain confronté quotidiennement au difficultés de vie des autres que je suis ne peut que chérir tant ils sont les clés d’une vie riche et épanouie.

Découvrant à cette occasion Andrew Solomon, j’ai aussi découvert plus tard ce jour là sa seconde présentation au TED, en 2014: « How the worst moments in our lives make us who we are » (Comment les pires moments de notre vie font de nous ce que nous sommes). Là encore, ses mots ont fait vibrer les cordes sensibles. S’il y a une chose que j’ai apprise avec le temps, c’est que les changements importants dans nos vies sont le résultat d’une émotion forte et pas uniquement d’une pensée et d’une décision rationnelle. Je n’en n’écris donc pas plus et je vous laisse regarder et écouter ces deux merveilleuses interventions en espérant qu’elle vous touche, à un niveau ou un autre, à des degrés divers, et qu’elle vous permette d’avancer plus avant sur votre chemin.

Le temps, notre meilleur ennemi

Cela fait pas mal de semaines que je n’ai plus alimenté ce blog. Je n’avais pas le temps. C’est du moins ce que je me disais. Après me l’être dit plusieurs fois, je me suis souvenu que le temps n’existe pas en soi et que ne pas avoir le temps n’est qu’un abus de langage.

Le temps est un concept, très approximatif nous dirait probablement un physicien, pour parler de cette 4ème dimension dans laquelle nous évoluons en permanence. Nous ne pouvons pas le prendre, nous ne pouvons pas le perdre, il ne peut pas être beau ou mauvais, ni difficile ni doré. On ne peut pas arrêter le temps, on ne peut pas le remonter (enfin, pas que je sache), le temps est la dimension sur laquelle nous n’avons aucun contrôle. Le temps est, simplement.

Ce sur quoi nous avons du contrôle, c’est ce que l’on fait de ce temps. Ce temps qui est, en ce qui nous concerne, fini. Nous existons dans le temps au moment de notre conception et nous en sortons une fois que nous mourrons (du moins du point de vue de l’être humain. Si l’on parle des molécules ou des atomes qui nous composent, ils existaient avant et existeront après nous mais changent sans arrêt, j’en reparlerai a un autre moment). Le temps, notre temps (on peut être possessif de temps à autre), est et ce qui importe, c’est ce que l’on fait (ou ne fait pas) pendant que le temps « avance », inexorablement. On peut le consacrer à quelqu’un, à une activité, on peut le laisser passer, ce qui signifie qu’on le passe à ne rien faire (ce qui n’est pas réellement le cas, on fait toujours quelque chose tout comme on communique toujours même si on ne le veut pas) ou plutôt qu’on le passe à faire quelque chose que l’on ne contrôle pas.

Bref, quand je dis que je n’ai pas le temps, c’est faux. Le temps est là, quoi que je fasse, c’est juste que j’ai décidé de consacrer une partie de l’espace-temps que j’ai à ma disposition à autre chose qu’à ce que j’estime que j’aurais dû faire. Est-ce que cela veut dire que je n’aurais pas dû faire ce que j’ai fait et plutôt dû faire ce que je n’ai pas fait? Probablement pas. C’est juste qu’à un moment mes priorités ont été différentes ou que j’ai peut-être perdu de vue certaines de mes priorités, emporté par l’automatisme de ma vie minutée. Car, si le temps n’existe pas, s’il n’est pas palpable ni visible, ce concept n’en a pas moins un impact énorme sur nos vies.

Nous l’avons divisé, arbitrairement, pour mieux l’appréhender. Une année est le temps nécessaire à la rotation de la terre autour du soleil (enfin, à quelques minutes près), la journée le temps d’une rotation de la terre sur elle même, un 24ème de la journée égale une heure, etc. Grâce à l’horloge atomique, chaque seconde n’est plus que l’équivalent de quelques 9 milliards de transitions d’état d’un atome de Césium 133.

Si nous avons divisé le temps pour mieux l’appréhender, c’est néanmoins cette division du temps qui nous contrôle maintenant. Nous ne nous levons plus avec le soleil mais bien parce que notre réveil ou notre téléphone nous signale qu’il est l’heure de se lever. Pas notre corps, pas notre tête, pas le soleil ou le chant du coq, non, cet arbitraire extérieur qu’est l’heure du moment et du lieu où nous sommes.

Jusque là, ce n’est pas pour l’impact que cela à sur notre métabolisme ou même sur notre humeur que j’en fais un article, du moins, pas aujourd’hui (chaque chose en son temps, ai-je envie d’écrire). Après nous être réveillé, nous « courons contre le temps » pour effectuer un certain nombre de tâches dans le délai imparti: se lever, se nourrir (éventuellement), réveiller le reste de la famille (le cas échéant), se doucher, s’habiller, préparer ses affaires, déposer les enfants avant telle heure, aller au travail, prendre un moyen de transport (à l’heure), être présent aux réunions (à l’heure aussi), manger (entre midi et 14h), reprendre ses réunions ou son travail, fournir un rapport pour 16h, terminer une maquette pour 17h, être à l’école ou à la garderie avant 18h et mettre les enfants au lit avant 20h30 pour pouvoir éventuellement regarder le film du soir ou faire un peu de repassage, de lessive, de vaisselle, de rangement ou je ne sais quelle autre tâche ménagère.

Combien d’échéances avez-vous sur une journée? Comment vivriez-vous sans horloge, sans montre, sans agenda? Et si le jour de repos n’était pas le samedi et le dimanche mais quand on en a besoin, qu’est-ce que cela changerait? Et si les travaux à faire devait l’être pour le moment où ils seront fait? Plus d’échéances! La terre s’écroulerait-elle?

Vous allez-me dire que je suis un anarchiste, un révolutionnaire, que bien d’autres se sont lancé sur ce chemin. Mon but n’est pas d’exiger de changer l’organisation du monde, loin de là mais bien de vous faire remarquer comment ce monde, notre monde, votre monde, est réglé par le temps. Dans un article précédent j’avais relaté l’expérience de Darley et Batson (1973) qui montrait l’impact qu’avait la « pression » du temps sur l’expression de nos valeurs. Sous la « pression » du temps (c’est là que je vous rappelle qu’il n’y a rien de tel si ce n’est ce que nous imaginons et l’importance que nous, en tant que société, attribuons au fait de faire les choses dans certaines limites de temps. La pression vient de la peur de ne pas atteindre les espérances de notre société), nous ne sommes plus ce que nous voulons être, nous devenons, comme des animaux stressés et apeurés, agressifs, égocentriques et peu soucieux des autres. Regardez comme les gentils parents que nous sommes, soucieux du bien être de nos enfants, pouvons devenir des monstres d’agressivité pour arriver « à temps » à l’école puis au travail. Dans l’article précité, vous retiendrez peut-être aussi l’impact du temps sur cette mère de famille qui décida, finalement, de vivre l’instant présent.

Donc, si nous n’avons pas le temps, c’est probablement parce que nous voulons faire trop de choses. Et c’est normal, nos vies sont fort remplies, trop remplies, à un point tel que le moindre imprévu exige une « compression » du temps. Parfois, nous devons apprendre à dire « Non » aux autres pour ne pas accepter trop de choses et souvent, nous devons apprendre à dire « Non » à la personne la plus exigeante que nous connaissons: nous-même. Mais parfois, nous préférons avoir trop de choses à faire pour être sûr de ne pas nous retrouver sans rien à faire. Il est étonnant qu’il nous soit parfois si difficile de s’imaginer ne rien faire (Regarder la télévision ou lire un livre, ce n’est pas ne rien faire. Même rêver éveiller c’est faire quelque chose)

Le temps est fini. Quand nous serons mort, ce ne sera plus notre problème. D’ici là, nous n’avons qu’une vie. Que voulez-vous en faire? Qu’est-ce qui est le plus important pour vous? Ce ne sont pas des questions pour lesquelles nous avons généralement des réponses. Nous n’avons pas pris le temps pour cela. Pourtant, ne sont-elles pas fondamentales? Quand je « n’avais pas le temps » d’écrire sur ce blog, j’ai malgré tout pris le temps de mettre à jour mon questionnaire des valeurs et d’ajouter des explications pour vous aider à trouver des réponses à ces questions. Il est disponible ici, si vous voulez prendre ce temps pour vous après avoir pris le temps de lire cette longue prose (et je vous en remercie).

 

Comment aider les enfants à s’endormir?

Tout parent peut être confronté, un jour ou l’autre, à un enfant qui peine à s’endormir. Trop excité, préoccupé voir même anxieux ou simplement la tête pleine d’idées, il ou elle n’arrive pas à trouver le sommeil.

Etablir un petit rituel de début de nuit peut grandement aider. S’il est possible qu’il ne soit pas 100% efficace dès le premier soir, il aidera déjà l’enfant à se calmer et à laisser venir le sommeil. Au fil des répétitions, l’enfant s’habituera au rituel et trouvera le calme, la sérénité et les bras de Morphée bien plus rapidement.

J’ai enregistré pour vous une petite séquence qui combine quelques exercices de pleine conscience pour enfants et un peu d’hypnose conversationnelle afin d’aider les enfants à s’endormir. Cette séquence fonctionne avec des enfants dès l’âge de 4 ou 5 ans et parfois même pour les plus jeunes s’ils imitent les plus grands.

C’est un MP3 que vous pouvez écouter sur votre iPhone, MP3 player ou graver sur un CD.

Bonne nuit :o)

sleeping ritual

Et j’ai choisi de vivre l’instant présent…

Le Huffingtonpost publiait ce 9 août un extrait du blog de Rachel Macy Stafford intitulé « Le jour où j’ai cessé de dire ‘dépêche-toi‘ ». Ce billet, qui a fait très rapidement le tour des réseaux sociaux, relate l’expérience personnelle de cette professeure d’éducation spécialisée, mère de deux enfants, qui, comme la grande majorité d’entre-nous, courait sans arrêt pour être à l’heure à tous ses rendez-vous et pour, comme elle le dit elle-même, « cocher quelque chose de notre to do list (choses à faire)« . C’est la découverte de l’effet de son comportement sur ses enfants qui lui fit prendre conscience de l’impact négatif, en tout cas par rapport à ses propres valeurs, de ce rythme de vie.

En 1973, John Darley et Daniel Batson de l’université de Princeton publiaient un article intitulé « From Jerusalem to Jericho » dans lequel ils relatent une étude sur l’expression des valeurs altruistes chez des séminaristes à qui l’on demande, dans une des conditions, de préparer un sermon sur base de la parabole du « bon samaritain ». L’expérience montra que une simple contrainte de temps pouvait affecter l’expression des valeurs altruistes, même chez des séminaristes (dont on peut supposer qu’ils sont encore plus enclin à aider les autres, bien que ce ne soit peut-être qu’un stéréotype) qui venaient d’être « amorcés » sur le sujet de l’aide à la personne en difficulté. Croisant sur leur chemin une personne en difficulté, gisant par terre, 63% des séminaristes à qui une légère contrainte de temps avait été imposée s’arrêtèrent pour venir en aide au malheureux (un complice, bien sûr). Si un niveau intermédiaire de contrainte de temps était suggéré, ce chiffre diminuait à 45% soit près de 20% de moins. Encore plus impressionnant, ce chiffre tombe à 10% pour les séminaristes à qui une forte contrainte de temps (dépêchez-vous, vous êtes en retard) était suggérée.

En résumé, on peut supposer que quand nous courons dans tous les sens pour rattraper le temps, comme le lapin d’Alice au pays des merveilles, nous sommes 6 fois moins susceptible de montrer un comportement altruiste, en accord avec nos valeurs, que quand nous prenons le temps de vivre. Quand nous courons dans tous les sens, non seulement nous ne prenons pas le temps de vivre (de profiter de notre vie) mais en plus, nous ne sommes pas (ou nous ne devenons pas) la personne que nous voulons être. C’est probablement un des facteurs qui explique que les personnes qui pratiquent la méditation deviennent plus emphatiques (elles prennent le temps de faire attention aux autres?)

Un autre fait marquant de cette histoire est qu’il semble que nous faisons nettement plus attention à l’expression de nos valeurs lorsqu’il s’agit de nos enfants que de nous même. Lorsque je demande à mes patients quelles sont leurs valeurs, la question provoque fréquemment une moue dubitative. Si je leur demande s’ils donneraient du « fast food » à leur enfant tous les jours (si ils ou elles ont un ou des enfants), la réponse sort immédiatement: « Non, bien sûr ». Manger sainement est donc clairement une valeur (reste à déterminer quelle est sa « priorité). Pourtant, fréquemment, ces mêmes personnes mangent un sandwich « sur le pouce » le midi et ne prennent pas le temps de petit-déjeuner à leur aise le matin.

Nos enfants apprennent plus de nos comportements que de nos conseils et commandements. Fais ce que je dis, pas ce que je fais, n’est clairement pas la meilleure façon  de leur transmettre nos valeurs. C’est plutôt l’adage « tu dois être le changement que tu veux voir dans le monde » qui devrait nous guider.

Ceci me mène aussi à cette question: « Si nous sommes dans ce cas, qu’avons nous fait de mal pour ne pas mériter suffisamment notre propre compassion et prendre le temps de vivre en accord avec nos propres valeurs? » (et quel message transmettons-nous à nos enfants, en ne prenant pas soin de nous-même?).

Et vous, si ce n’est déjà fait, qu’est-ce qui vous déciderais enfin à choisir de vivre l’instant présent? Si c’est déjà le cas, qu’est-ce qui vous à fait changer?

 

Lien vers l’étude de Darley & Batson (1973): http://web.missouri.edu/~segerti/1000/DarleyBateson.pdf

Le poids du stress

Une jolie métaphore, sur le stress et son poids sur nos vie, découverte sur le site de Silvia Perrault (http://sylviaperreault.com/le-verre-deau/):

« Une psychologue marchait vers le podium tout en enseignant la gestion du stress à une audience avertie. Comme elle a soulevé un verre d ’eau, tout le monde s ’attendait à question du « verre à moitié vide ou à moitié plein ». Au lieu de cela, avec un sourire sur son visage, elle demanda: «Combien pèse ce verre d ’eau? »

Les réponses entendues variaient de 8 onces à 20 onces

Elle a répondu: «Le poids absolu n ’a pas d ’importance. Cela dépend de combien de temps je le tiens. Si je le tiens pendant une minute, ce n ’est pas un problème. Si je le tiens pendant une heure, j ’aurai une douleur dans mon bras. Si je le tiens pendant une journée entière, mon bras se sentira engourdi et paralysé. Dans chaque cas, le poids du verre ne change pas, mais plus longtemps je le tiens, le plus lourd, il devient. » Elle a poursuivi: «Le stress et les inquiétudes dans la vie sont comme ce verre d ’eau.

Pensez-y pendant un moment et rien ne se passe. Pensez-y un peu plus longtemps et ils commencent à faire mal. Et si vous y pensez toute la journée, vous vous sentez paralysés – incapable de faire quoi que ce soit ».

Penser à déposer le verre.  »

-Auteur inconnu

« Hackers », histoire d’enfants à hauts-potentiels?

Je viens de découvrir le manifeste du Hacker (« The Hacker Manifesto »), un petit texte écrit par Loyd Blankenship, un des premiers Hacker célèbre, juste après qu’il fut arrêté en 1986. Ce texte fut publié dans Phrack, un magazine électronique de et pour les Hackers et est depuis considéré comme la ligne de conduite à suivre pour certains Hacker qui se reconnaissent dans ce texte.

A la lecture de celui-ci, je ne peux m’empêcher d’y voir l’histoire et le discours d’enfants à hauts-potentiels. Voici une traduction française fournie par Abraxasz sur le Site du Zéro:

Un autre s’est fait avoir aujourd’hui, ils en parlent dans tous les journaux. « Arrestation d’un adolescent dans une affaire de Cyber Criminalité », « Hacker arrêté pour fraude bancaire ».

Saleté de gosses. Tous les mêmes.

Mais avez vous au moins essayé de laisser de côté vos psychologie coincée et vos technocervelle des années 50, et de regarder le monde à travers les yeux d’un hacker? Vous êtes-vous déjà demandé ce qui le motivait, quelles étaient les forces qui l’avaient forgé, ce qui l’avait façonné?

Je suis un Hacker, entrez dans mon monde.

Mon monde commence à l’école… Je suis plus intelligent que la plupart des autres gamins, ces conneries qu’ils nous enseignent m’ennuient profondément.

Saleté de sous-doués. Tous les mêmes.

Je suis au collège ou au lycée. C’est la quinzième fois que le prof explique comment réduire une fraction. Ça fait un moment que j’ai compris. « Non, Mme Smith, je n’ai pas détaillé le raisonnement, je l’ai fait de tête… »

Saleté de gosse. Il a probablement copié. Tous les mêmes.

J’ai fait une découverte aujourd’hui. J’ai trouvé un ordinateur. Attend, mais c’est cool ce truc. Il fait exactement ce que je lui demande de faire. S’il fait une erreur, c’est parce que j’ai merdé. Pas parce qu’il ne m’aime pas… Pas parce qu’il a peur de moi… Pas parce qu’il pense que je suis un petit malin… Ni parce qu’il n’aime pas enseigner et qu’il devrait changer de métier…

Saleté de gosse. Il ne pense qu’à s’amuser. Tous les mêmes.

Et puis c’est arrivé… une porte c’est ouverte sur un monde nouveau… J’envoie un signal … il traverse les lignes téléphoniques comme de l’héroine dans les veine d’un drogué… je cherche un refuge contre la médiocrité de ce monde… et puis je trouve une planche de salut. « Ça y est… j’ai trouvé ma place… » Ici, je connais tout le monde… même si je ne les ai jamais rencontré, ne leur ai jamais parlé, et n’entendrai peut-être jamais plus parler d’eux… Je vous connais tous.

Saleté de gosse. Encore en train de préparer un mauvais coup. Tous les mêmes…

Évidemment qu’on est tous les mêmes, abruti… à l’école, vous nous donniez le biberon alors que nous vous réclamions de la chair… les rares bouts de viande que vous avez daigné nous donner étaient prémachés et fades. Nous avons été tour à tour dominés par des sadiques, ou ignorés par des mollassons. Les rares personnes qui avaient réellement quelque chose à enseigner on tous trouvé en nous des élèves motivés, mais ce sont comme des gouttes d’eau dans le désert.

A présent, ce monde est le notre… le monde de l’électron et du switch, la beauté du Baud. Nous utilisons sans payer un service qui devrait valoir que dalle s’il n’était contrôlé par des compagnies avares de profits, et vous nous traitez de criminels… Nous explorons… et vous nous traitez de criminels. Nous recherchons la connaissance… et vous nous traitez de criminels. Nous existons sans distinction de couleur de peau, sans nationalité, sans dogmatisme religieux… et vous nous traitez de criminels. Vous construisez des bombes atomiques, vous financez des guerres, vous assassinez, vous trichez, vous nous mentez et essayez de nous faire croire que c’est pour notre bien, mais c’est nous les criminels…

Oui, je suis un criminel. Mon crime c’est d’être curieux. Mon crime c’est de juger les gens d’après ce qu’ils disent et pensent, au lieu de m’arrêter aux apparences. Mon crime c’est d’être plus intelligent que vous, et ça, vous ne me le pardonnerez jamais.

Je suis un Hacker, et ceci est mon manifeste. Vous pouvez attraper l’un d’entre nous, mais vous ne ne pourrez jamais tous nous arrêter… après tout, nous sommes tous les mêmes.

Peut-être que certains se reconnaîtrons eux-aussi dans ce texte (sans pour autant être ou vouloir devenir un pirate informatique) ou peut-être d’autres comprendront mieux une connaissance, un ami.

Les Hackers, des zèbres comme les autres?

Histoires pour enfants (dès 3 ans)

Vu qu’il n’est jamais trop tôt pour apprendre à nos enfants à être résilient et à acquérir une certaine flexibilité psychologique, voici une petite liste personnelle de livres d’histoires pour enfants (dès 3 ans) à leur raconter tendrement le soir avant de se coucher.

 

Je vous avais déjà précédemment parlé du « conte chaud et doux des chaudoudou » de Steiner (qui est aussi une belle histoire pour les adultes), j’aime aussi beaucoup les livres suivant:

 

« Marcel et Hugo » de Anthony Browne, une belle histoire sur la solitude, la différence et l’amitié.

Editeur : Kaleïdoscope (1 janvier 1990)
Collection : Kaléidoscope
Langue : Français
ISBN-10: 2877670368

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« Frisson l’écureuil » de Mélanie Watt ou l’histoire d’un écureuil franchement peureux qui s’ouvre au monde par accident.

Comic: 28 pages
Editeur : Bayard Jeunesse (7 septembre 2006)
Collection : ALBUMS LECTURE
Langue : Français
ISBN-10: 2747021076

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et pour la tendresse, qui est un merveilleux outil et un plaisir sans fin:

« Câlinou Câlinette » de Catherine Leblanc

Relié: 24 pages
Editeur : Elan vert (19 janvier 2012)
Collection : Roudoudou
Langue : Français
ISBN-10: 2844552129

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