Archives de la catégorie : Histoires

Histoires, métaphores et blagues

Amour inconditionnel, sens de la vie et identité

Love, no matter what » (« Aimez, qu’importe ce qui se passe »), l’écrivain américain Andrew Solomon nous parle de l’amour inconditionnel de parents pour leurs enfants, et principalement de parents pour leurs enfants dit « différents ». Amour inconditionnel, acceptation, richesses des différences, bienveillance, autant de thèmes que l’être humain confronté quotidiennement au difficultés de vie des autres que je suis ne peut que chérir tant ils sont les clés d’une vie riche et épanouie. [ted id=1756 lang=fr] Découvrant à cette occasion Andrew Solomon, j’ai aussi découvert plus tard ce jour là sa seconde présentation au TED, en 2014: « How the worst moments in our lives make us who we are » (Comment les pires moments de notre vie font de nous ce que nous sommes). Là encore, ses mots ont fait vibrer les cordes sensibles. S’il y a une chose que j’ai apprise avec le temps, c’est que les changements importants dans nos vies sont le résultat d’une émotion forte et pas uniquement d’une pensée et d’une décision rationnelle. Je n’en n’écris donc pas plus et je vous laisse regarder et écouter ces deux merveilleuses interventions en espérant qu’elle vous touche, à un niveau ou un autre, à des degrés divers, et qu’elle vous permette d’avancer plus avant sur votre chemin. [ted id=2005 lang=fr]]]>

Le temps, notre meilleur ennemi

article précédent j’avais relaté l’expérience de Darley et Batson (1973) qui montrait l’impact qu’avait la « pression » du temps sur l’expression de nos valeurs. Sous la « pression » du temps (c’est là que je vous rappelle qu’il n’y a rien de tel si ce n’est ce que nous imaginons et l’importance que nous, en tant que société, attribuons au fait de faire les choses dans certaines limites de temps. La pression vient de la peur de ne pas atteindre les espérances de notre société), nous ne sommes plus ce que nous voulons être, nous devenons, comme des animaux stressés et apeurés, agressifs, égocentriques et peu soucieux des autres. Regardez comme les gentils parents que nous sommes, soucieux du bien être de nos enfants, pouvons devenir des monstres d’agressivité pour arriver « à temps » à l’école puis au travail. Dans l’article précité, vous retiendrez peut-être aussi l’impact du temps sur cette mère de famille qui décida, finalement, de vivre l’instant présent. Donc, si nous n’avons pas le temps, c’est probablement parce que nous voulons faire trop de choses. Et c’est normal, nos vies sont fort remplies, trop remplies, à un point tel que le moindre imprévu exige une « compression » du temps. Parfois, nous devons apprendre à dire « Non » aux autres pour ne pas accepter trop de choses et souvent, nous devons apprendre à dire « Non » à la personne la plus exigeante que nous connaissons: nous-même. Mais parfois, nous préférons avoir trop de choses à faire pour être sûr de ne pas nous retrouver sans rien à faire. Il est étonnant qu’il nous soit parfois si difficile de s’imaginer ne rien faire (Regarder la télévision ou lire un livre, ce n’est pas ne rien faire. Même rêver éveiller c’est faire quelque chose) Le temps est fini. Quand nous serons mort, ce ne sera plus notre problème. D’ici là, nous n’avons qu’une vie. Que voulez-vous en faire? Qu’est-ce qui est le plus important pour vous? Ce ne sont pas des questions pour lesquelles nous avons généralement des réponses. Nous n’avons pas pris le temps pour cela. Pourtant, ne sont-elles pas fondamentales? Quand je « n’avais pas le temps » d’écrire sur ce blog, j’ai malgré tout pris le temps de mettre à jour mon questionnaire des valeurs et d’ajouter des explications pour vous aider à trouver des réponses à ces questions. Il est disponible ici, si vous voulez prendre ce temps pour vous après avoir pris le temps de lire cette longue prose (et je vous en remercie).  ]]>

Et j'ai choisi de vivre l'instant présent…

Le jour où j’ai cessé de dire ‘dépêche-toi‘ ». Ce billet, qui a fait très rapidement le tour des réseaux sociaux, relate l’expérience personnelle de cette professeure d’éducation spécialisée, mère de deux enfants, qui, comme la grande majorité d’entre-nous, courait sans arrêt pour être à l’heure à tous ses rendez-vous et pour, comme elle le dit elle-même, « cocher quelque chose de notre to do list (choses à faire)« . C’est la découverte de l’effet de son comportement sur ses enfants qui lui fit prendre conscience de l’impact négatif, en tout cas par rapport à ses propres valeurs, de ce rythme de vie. En 1973, John Darley et Daniel Batson de l’université de Princeton publiaient un article intitulé « From Jerusalem to Jericho » dans lequel ils relatent une étude sur l’expression des valeurs altruistes chez des séminaristes à qui l’on demande, dans une des conditions, de préparer un sermon sur base de la parabole du « bon samaritain ». L’expérience montra que une simple contrainte de temps pouvait affecter l’expression des valeurs altruistes, même chez des séminaristes (dont on peut supposer qu’ils sont encore plus enclin à aider les autres, bien que ce ne soit peut-être qu’un stéréotype) qui venaient d’être « amorcés » sur le sujet de l’aide à la personne en difficulté. Croisant sur leur chemin une personne en difficulté, gisant par terre, 63% des séminaristes à qui une légère contrainte de temps avait été imposée s’arrêtèrent pour venir en aide au malheureux (un complice, bien sûr). Si un niveau intermédiaire de contrainte de temps était suggéré, ce chiffre diminuait à 45% soit près de 20% de moins. Encore plus impressionnant, ce chiffre tombe à 10% pour les séminaristes à qui une forte contrainte de temps (dépêchez-vous, vous êtes en retard) était suggérée. En résumé, on peut supposer que quand nous courons dans tous les sens pour rattraper le temps, comme le lapin d’Alice au pays des merveilles, nous sommes 6 fois moins susceptible de montrer un comportement altruiste, en accord avec nos valeurs, que quand nous prenons le temps de vivre. Quand nous courons dans tous les sens, non seulement nous ne prenons pas le temps de vivre (de profiter de notre vie) mais en plus, nous ne sommes pas (ou nous ne devenons pas) la personne que nous voulons être. C’est probablement un des facteurs qui explique que les personnes qui pratiquent la méditation deviennent plus emphatiques (elles prennent le temps de faire attention aux autres?) Un autre fait marquant de cette histoire est qu’il semble que nous faisons nettement plus attention à l’expression de nos valeurs lorsqu’il s’agit de nos enfants que de nous même. Lorsque je demande à mes patients quelles sont leurs valeurs, la question provoque fréquemment une moue dubitative. Si je leur demande s’ils donneraient du « fast food » à leur enfant tous les jours (si ils ou elles ont un ou des enfants), la réponse sort immédiatement: « Non, bien sûr ». Manger sainement est donc clairement une valeur (reste à déterminer quelle est sa « priorité). Pourtant, fréquemment, ces mêmes personnes mangent un sandwich « sur le pouce » le midi et ne prennent pas le temps de petit-déjeuner à leur aise le matin. Nos enfants apprennent plus de nos comportements que de nos conseils et commandements. Fais ce que je dis, pas ce que je fais, n’est clairement pas la meilleure façon  de leur transmettre nos valeurs. C’est plutôt l’adage « tu dois être le changement que tu veux voir dans le monde » qui devrait nous guider. Ceci me mène aussi à cette question: « Si nous sommes dans ce cas, qu’avons nous fait de mal pour ne pas mériter suffisamment notre propre compassion et prendre le temps de vivre en accord avec nos propres valeurs? » (et quel message transmettons-nous à nos enfants, en ne prenant pas soin de nous-même?). Et vous, si ce n’est déjà fait, qu’est-ce qui vous déciderais enfin à choisir de vivre l’instant présent? Si c’est déjà le cas, qu’est-ce qui vous à fait changer?   Lien vers l’étude de Darley & Batson (1973): http://web.missouri.edu/~segerti/1000/DarleyBateson.pdf]]>

Le poids du stress

http://sylviaperreault.com/le-verre-deau/):

« Une psychologue marchait vers le podium tout en enseignant la gestion du stress à une audience avertie. Comme elle a soulevé un verre d ’eau, tout le monde s ’attendait à question du « verre à moitié vide ou à moitié plein ». Au lieu de cela, avec un sourire sur son visage, elle demanda: «Combien pèse ce verre d ’eau? »

Les réponses entendues variaient de 8 onces à 20 onces

Elle a répondu: «Le poids absolu n ’a pas d ’importance. Cela dépend de combien de temps je le tiens. Si je le tiens pendant une minute, ce n ’est pas un problème. Si je le tiens pendant une heure, j ’aurai une douleur dans mon bras. Si je le tiens pendant une journée entière, mon bras se sentira engourdi et paralysé. Dans chaque cas, le poids du verre ne change pas, mais plus longtemps je le tiens, le plus lourd, il devient. » Elle a poursuivi: «Le stress et les inquiétudes dans la vie sont comme ce verre d ’eau.

Pensez-y pendant un moment et rien ne se passe. Pensez-y un peu plus longtemps et ils commencent à faire mal. Et si vous y pensez toute la journée, vous vous sentez paralysés – incapable de faire quoi que ce soit ».

Penser à déposer le verre.  »

-Auteur inconnu

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"Hackers", histoire d'enfants à hauts-potentiels?

« The Hacker Manifesto »), un petit texte écrit par Loyd Blankenship, un des premiers Hacker célèbre, juste après qu’il fut arrêté en 1986. Ce texte fut publié dans Phrack, un magazine électronique de et pour les Hackers et est depuis considéré comme la ligne de conduite à suivre pour certains Hacker qui se reconnaissent dans ce texte. A la lecture de celui-ci, je ne peux m’empêcher d’y voir l’histoire et le discours d’enfants à hauts-potentiels. Voici une traduction française fournie par Abraxasz sur le Site du Zéro:

Un autre s’est fait avoir aujourd’hui, ils en parlent dans tous les journaux. « Arrestation d’un adolescent dans une affaire de Cyber Criminalité », « Hacker arrêté pour fraude bancaire ».

Saleté de gosses. Tous les mêmes.

Mais avez vous au moins essayé de laisser de côté vos psychologie coincée et vos technocervelle des années 50, et de regarder le monde à travers les yeux d’un hacker? Vous êtes-vous déjà demandé ce qui le motivait, quelles étaient les forces qui l’avaient forgé, ce qui l’avait façonné?

Je suis un Hacker, entrez dans mon monde.

Mon monde commence à l’école… Je suis plus intelligent que la plupart des autres gamins, ces conneries qu’ils nous enseignent m’ennuient profondément.

Saleté de sous-doués. Tous les mêmes.

Je suis au collège ou au lycée. C’est la quinzième fois que le prof explique comment réduire une fraction. Ça fait un moment que j’ai compris. « Non, Mme Smith, je n’ai pas détaillé le raisonnement, je l’ai fait de tête… »

Saleté de gosse. Il a probablement copié. Tous les mêmes.

J’ai fait une découverte aujourd’hui. J’ai trouvé un ordinateur. Attend, mais c’est cool ce truc. Il fait exactement ce que je lui demande de faire. S’il fait une erreur, c’est parce que j’ai merdé. Pas parce qu’il ne m’aime pas… Pas parce qu’il a peur de moi… Pas parce qu’il pense que je suis un petit malin… Ni parce qu’il n’aime pas enseigner et qu’il devrait changer de métier…

Saleté de gosse. Il ne pense qu’à s’amuser. Tous les mêmes.

Et puis c’est arrivé… une porte c’est ouverte sur un monde nouveau… J’envoie un signal … il traverse les lignes téléphoniques comme de l’héroine dans les veine d’un drogué… je cherche un refuge contre la médiocrité de ce monde… et puis je trouve une planche de salut. « Ça y est… j’ai trouvé ma place… » Ici, je connais tout le monde… même si je ne les ai jamais rencontré, ne leur ai jamais parlé, et n’entendrai peut-être jamais plus parler d’eux… Je vous connais tous.

Saleté de gosse. Encore en train de préparer un mauvais coup. Tous les mêmes…

Évidemment qu’on est tous les mêmes, abruti… à l’école, vous nous donniez le biberon alors que nous vous réclamions de la chair… les rares bouts de viande que vous avez daigné nous donner étaient prémachés et fades. Nous avons été tour à tour dominés par des sadiques, ou ignorés par des mollassons. Les rares personnes qui avaient réellement quelque chose à enseigner on tous trouvé en nous des élèves motivés, mais ce sont comme des gouttes d’eau dans le désert.

A présent, ce monde est le notre… le monde de l’électron et du switch, la beauté du Baud. Nous utilisons sans payer un service qui devrait valoir que dalle s’il n’était contrôlé par des compagnies avares de profits, et vous nous traitez de criminels… Nous explorons… et vous nous traitez de criminels. Nous recherchons la connaissance… et vous nous traitez de criminels. Nous existons sans distinction de couleur de peau, sans nationalité, sans dogmatisme religieux… et vous nous traitez de criminels. Vous construisez des bombes atomiques, vous financez des guerres, vous assassinez, vous trichez, vous nous mentez et essayez de nous faire croire que c’est pour notre bien, mais c’est nous les criminels…

Oui, je suis un criminel. Mon crime c’est d’être curieux. Mon crime c’est de juger les gens d’après ce qu’ils disent et pensent, au lieu de m’arrêter aux apparences. Mon crime c’est d’être plus intelligent que vous, et ça, vous ne me le pardonnerez jamais.

Je suis un Hacker, et ceci est mon manifeste. Vous pouvez attraper l’un d’entre nous, mais vous ne ne pourrez jamais tous nous arrêter… après tout, nous sommes tous les mêmes.

Peut-être que certains se reconnaîtrons eux-aussi dans ce texte (sans pour autant être ou vouloir devenir un pirate informatique) ou peut-être d’autres comprendront mieux une connaissance, un ami. Les Hackers, des zèbres comme les autres?]]>

Histoires pour enfants (dès 3 ans)

« Marcel et Hugo » de Anthony Browne, une belle histoire sur la solitude, la différence et l’amitié. Editeur : Kaleïdoscope (1 janvier 1990) Collection : Kaléidoscope Langue : Français ISBN-10: 2877670368 [amazon asin=2877670368&text=Ce livre chez Amazon.fr]     « Frisson l’écureuil » de Mélanie Watt ou l’histoire d’un écureuil franchement peureux qui s’ouvre au monde par accident. Comic: 28 pages Editeur : Bayard Jeunesse (7 septembre 2006) Collection : ALBUMS LECTURE Langue : Français ISBN-10: 2747021076 [amazon asin=2747021076&text=Ce livre chez Amazon.fr]   et pour la tendresse, qui est un merveilleux outil et un plaisir sans fin: « Câlinou Câlinette » de Catherine Leblanc Relié: 24 pages Editeur : Elan vert (19 janvier 2012) Collection : Roudoudou Langue : Français ISBN-10: 2844552129 [amazon asin=2844552129&text=Ce livre chez Amazon.fr]]]>

Relativisme

Veux-tu bien me dire qui c’était ? » – « Qui? Elle? » répond le mari « Mais c’est ma maîtresse ! » – « Ben, j’aurai tout vu !!! » , lui répond la femme avec des éclairs dans les yeux,  » Je demande le divorce ! » – «  Écoute, je comprends ta réaction « , commence le mari, « mais tu peux réaliser que si nous divorçons, tu n’auras plus de  voyages, plus de shopping dans les boutiques à Paris, plus de vacances d’hiver sur les plages aux Maldives, plus de vacances d’été au Kenya, plus de Mini Cooper, ou même de 206 HDi, plus de club de golf non plus…Mais c’est ta décision et je la respecte. » Au même moment, un ami du couple entre dans le restaurant avec une superbe femme au bras. – « Mais qui est cette femme avec Jacques ? » demande la femme. – « Et bien, figure toi que c’est sa maîtresse… » répond le mari. La femme répond alors : – « La nôtre est plus jolie ! » ]]>

Les conseilleurs ne sont pas les payeurs

Abandonnes ton job, vends ta voiture, vides ton compte en banque, et pars à Monte-Carlo pour jouer le 9. » L’homme pense être en état d’hallucination. Mais le lendemain dans la nuit, la même voix lui répète: « Abandonnes ton job, vends ta voiture, vides ton compte en banque, et pars à Monte-Carlo pour jouer le 9. » S’il se dit bien que cette fois, cette voix n’est pas le fruit de son imagination, l’homme ne prend pas cela au sérieux. Mais chaque soir, en rentrant du travail, il entend la même voix qui lui dit: « Abandonnes ton job, vends ta voiture, vides ton compte en banque, et pars à Monte-Carlo pour jouer le 9. » Au bout de quelques semaines, il finit par craquer. Il démissionne, vend tous ses effets personnels, prend son argent et se rend en principauté. Aussitôt arrivé, il se précipite au casino et s’empresse de jouer à la roulette. A ce moment, la voix resurgit et dit à l’homme: « Mets tout ton argent sur le 9… » Il s’exécute nerveusement. La roulette tourne et la boule ralentit pour finalement s’immobiliser sur le 13. Et la voix dit: « Ah..Zut… »]]>

L'essentiel?

 » Maître, Perdu sur un îlot du Pacifique, j’écoute, chaque matin, votre excellente émission, sur le poste à transistors que j’ai sauvé du naufrage. Votre recette de rognons de veau émincés au vinaigre balsamique m’a mis l’eau à la bouche. Voici ma question à laquelle vous répondrez, j’espère dans votre prochaine émission: Pensez-vous que je puisse la réaliser en remplaçant le vinaigre par du jus de citron et les rognons de veau par un soulier de cuir, pointure 44 ? «  ]]>