L’hypnose: état de conscience modifié ou ensemble de techniques de persuasion?

Sur le site de l’ECSO (European Council of Skeptical Organisations) je suis tombé (presque par hasard) sur un article de 2008 de Michael Heap dans lequel il fait la synthèse des études scientifiques récentes (en 2008 du moins) portant sur l’hypnose, et plus précisément sur la nature du phénomène hypnotique. Pour résumer, le débat qui anime les chercheurs et les pratiquants de l’hypnose porte sur l’existence d’un état de conscience modifié « induit » par l’hypnose et conférant des caractéristiques particulières aux mécanismes psychiques du sujet (théorie étatique) OU sur la validité de l’hypothèse contraire qui postule que l’hypnose n’est qu’une sorte de jeu de rôle auquel se soumet « volontairement » le sujet (théorie non-étatique donc).

Je suis personnellement plus convaincu par la théorie non-étatique et même plus précisément par les théories socio-cognitive qui supposent que les effets de suggestibilité de l’hypnose peuvent être expliqué par des paradigmes de cognition-sociale ou, pour le dire plus simplement, par l’utilisation que fait l’hypnose, et probablement encore plus l’hypnose eriksonnienne, de techniques « d’influence sociale ». Le taux de conformisme des sujets aux ordres de l’expérimentateur dans des expériences du même type que celles menée par Stanley Milgram dans le cadre de ses recherches sur la soumission à l’autorité pourraient déjà expliquer à lui seul une bonne partie du phénomène hypnotique.

Si, comme le fait remarquer Heap, les recherches scientifiques semblent assez nettement pointer vers les théories non-étatiques de l’hypnose, les techniques de persuasion utilisée n’en restent pas moins efficace, au delà de l’effet Placebo. On peut cependant noter que l’induction hypnotique ne semble pas avoir d’effet marquant d’augmentation de la suggestibilité (la capacité du sujet à répondre positivement aux suggestions de l’expérimentateur ou de l’hypnotiste) chez les sujets. La suggestibilité semble d’ailleurs être un phénomène relativement stable au niveau intra-individuel. Chez les personnes hautement suggestible, l’induction hypnotique pourrais néanmoins avoir un effet bénéfique et un état de conscience modifié pourrait être réellement atteint par ces personnes. Quoi qu’il en soit, il semble assez probable que cet « état » hypnotique ne soit pas une condition sine qua non pour obtenir une efficacité thérapeutique. Comme d’habitude, la science se préoccupe généralement de statistiques et le praticien de cas individuels, ce qui est vrai pour l’un ne l’est donc pas forcément pour l’autre.

Cet article (en Anglais) de Heap est donc fort intéressant pour ceux qui veulent faire le point sur le sujet.

Voici quelques liens et références bibliographiques sur le sujet:

L’article de Heap sur le site de l’ECSO:
http://www.ecso.org/topics/psychology/19-hypnosis-the-modern-scientific-perspective
Le même article sur le site de Michael Heap (mais qu’il peut mettre à jour):
http://www.mheap.com/nature%20of%20hypnosis.html

Un résumé en français des différentes théories visant à expliquer l’hypnose:
http://www.hypnosisandsuggestion.org/les-th%C3%A9ories-scientifiques-de-lhypnose.html

ainsi que quelques livres (dont certains incontournables) qui vous permettrons de faire des liens:


Le classique « Soumission à l’autorité »
de Stanley Milgram
Broché: 270 pages
Editeur : CALMANN-LEVY; Édition : Calmann-Lévy (1 avril 1994)
Collection : Liberté de l’esprit
Langue : Français
ISBN-10: 2702104576
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Le « Manuel d’hypnose pour les professions de santé »
de Didier Michaux, Yves Halfon et Chantal Wood (qui comprend aussi un passage sur les théories étatiques/non-étatiques et pas mal d’études scientifiques -ou presque- sur l’hypnose)
Broché: 302 pages
Editeur : Maloine (12 septembre 2007)
Langue : Français
ISBN-10: 222402911X
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Le classique « Influence et Manipulation : Comprendre et Maîtriser les mécanismes et les techniques de persuasion »
de Robert Cialdini (qui vous permettra de faire le parallèle entre les techniques d’hypnose et celles d’influence sociale)
Broché: 318 pages
Editeur : First Editions; Édition : édition revue et augmentée (11 février 2004)
Collection : Documents
Langue : Français
ISBN-10: 2876918749


ou encore le « Yes ! : Devenez un as de la persuasion en 50 leçons »
de Noah Goldstein, Steve Martin et Robert Cialdini (qui reprend 50 techniques d’influences illustrées par des exemples ou des expériences qui ont permis de mettre les phénomènes d’influence en lumière – et qui se lit sans faim)
Broché: 273 pages
Editeur : Editions L’Express (5 juin 2008)
Collection : Les guides réussite l’Entreprise
Langue : Français
ISBN-10: 2843435668
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Un jeu vidéo pour soigner les adolescents dépressifs

Sally Merry et ses associés viennent de publier dans le très sérieux British Medical Journal   un article sur l’étude d’efficacité du jeu vidéo SPARX, développé par cette même équipe, comme outil thérapeutique pour permettre à des adolescents de lutter contre la dépression et l’anxiété.

SPARX est un jeu de type Heroic-Fantasy en 3D, assez classique de nos jours, qui utilise des principes de thérapie cognitivo-comportementale classique qui sont « enseignés » par le jeu aux adolescents.

L’étude menée consistait à proposer à 187 adolescents entre 12 et 19 ans, dépressifs ou anxieux, soit un traitement en thérapie cognitivo-comportementale classique, soit de jouer pendant 4 à 7 semaines à SPARX (sans autre forme de traitement). 170 furent évalués directement après le traitement puis 168 de ces adolescents le furent aussi 3 mois après celui-ci.

Les résultats montrent que le traitement  à l’aide de SPARX offre une réduction des symptômes dépressifs (évalués à l’aide d’une échelle de dépression classique et validée de longue date) équivalente voire même supérieure à celle d’un traitement Cognitivo-Comportemental classique (44% du groupe de jeu sont sortis de la dépression contre 26% pour le groupe de thérapie), qui est déjà un des traitement de choix pour ce type de pathologie.

Selon le site internet de SPARX, le jeu sera probablement bientôt disponible en téléchargement gratuit ou via un CD à bas prix (probablement en Anglais uniquement, le site ne mentionnant pas d’autres langue)

Références:

 

EMDR: Etat des recherches scientifiques

Dans un article du NewYork Times, Francine Shapiro répond aux questions que des lecteurs lui ont posé. A cette occasion, elle nous offre une très belle revue de la littérature scientifique sur l’EMDR, la comparaison avec les thérapies cognitives, les questions sur le rôle du mouvement des yeux, etc.

http://consults.blogs.nytimes.com/2012/03/02/the-evidence-on-e-m-d-r/

Syndrome d’Asperger et Haut-Potentiel intellectuel

Le syndrome d’Asperger est une forme d’autisme léger (probablement d’origine neurologique) mais qui permet une scolarisation et une intégration dans la société.

Le DSMIV-TR (il faut bien l’utiliser de temps en temps) range ce syndrome dans la catégorie des troubles envahissants du développement. Il est caractérisé selon le DSM, et je cite, par « une altération sévère et prolongée de l’interaction sociale (critère A) et le développement de modes de comportements, d’activités et d’intérêts restreints, répétitifs et stéréotypés (critère B) […] La perturbation doit entraîner une altération cliniquement significative dans le fonctionnement social, professionnel ou d’autres domaines importants (Critère C) […] La perturbation de la réciprocité dans l’interaction sociale est globale et prolongée« . Il y a quelques pages d’explications et d’aide au diagnostic différentiel qui complètent cette définition du DSM dont je vous fait grâce.

Contrairement aux troubles autistiques, il n’y a pas de retard mental ou du langage lié au syndrome d’Asperger. Le syndrome est connu depuis peu (fin du 20e siècle) et semble souvent non (ou mal) diagnostiqué. Les personnes répondant aux critères du syndrome présentent généralement un QI plus élevé que la moyenne. Le pronostic scolaire est généralement bon et ces personnes se retrouvent fréquemment dans des emplois à hautes qualifications techniques (ingénieurs, informaticiens, etc.).

Pour être plus pragmatique, on peut retrouver les comportements observables suivants chez les personnes atteintes de ce syndrome:

  • Difficultés liées aux changements environnementaux, de rituel, de consignes;
  • Centres d’intérêts restreints;
  • importance des rituels;
  • Manque d’habilité motrice (ils sont « gauche »);
  • Intellectualisation, Verbalisation à outrance;
  • Déficit dans l’expression des émotions;
  • Code sociaux souvent inadéquats;

En soit, certains de ces critères peuvent correspondrent à ceux que l’on peut retrouver chez certains enfants HP. La question que l’on peut se poser est: est-ce que ces critères sont liés au haut-potentiel ou à un syndrome d’Asperger? D’ailleurs, on pourrait même d’abord se poser la question de l’intérêt de répondre à cette première question. Cepdendant, vu les origines neurologiques probables de ce syndrome, certains traitements qui ne sont pas envisagés généralement avec l’identification du haut-potentiel pourraient se révéler plus efficaces.

Autre raison d’en tenir compte, comme le suggère Beverly Horn dans son article paru dans Gifted Education International, les adaptations scolaires que l’on propose généralement aux enfants HP ne semblent pas adéquate pour les enfants atteint d’un syndrome d’Asperger, HP ou non.

Comme quoi, il n’est jamais inutile de répéter qu’il ne faut jamais généraliser, encore plus ai-je envie de dire, lorsque l’on parle de haut-potentiel.

Est-ce que le bonheur mène au succès?

C’est à cette question que Sonja Lyubomirsky, Laura King et Ed Diener tentent de répondre dans un article publié en 2005 par la prestigieuse American Psychological Association.

D’après leurs vastes recherches, il semblerait que les personnes heureuses réussissent fréquemment dans de nombreux domaine. Peut-on y voir un lien de cause à effet et dans quelle direction va se lien? Ces auteurs suggèrent que non seulement le succès rend les gens heureux mais aussi, et c’est peut-être là que l’on peut voir une nouveauté, que les émotions positives liées au bonheur engendrent le succès. Lyubomirsky, King et Diener étayent leurs propos à l’aide d’une impressionnante revue et analyse de la littérature sur le sujet. Pour résumer promouvoir le bonheur, c’est promouvoir le succès, grande leçon que les entreprises et les politiques devraient méditer et approfondir.

L’article scientifique de Lyubomirsky, King et Diener est disponible en ligne sur le site de l’APA: http://www.apa.org/pubs/journals/releases/bul-1316803.pdf

De la relation par ordinateur et par courriel

Voici un bref extrait d’un rapport que j’ai produit en 2009 visant à dresser une revue de la littérature scientifique existante sur la relation par ordinateur (CMC, Computer Mediated Communication en Anglais) et plus précisément sur ce que certains appellent les eTherapies, à savoir les thérapies dont la relation se déroule par l’intermédiaire d’Internet (eMail, Chat, Videophonie, etc.).

L’ordinateur et sa connexion à l’Internet sont des outils de communication. Barak (Barak, 2007) suggère que ce mode de communication présente plusieurs avantages sur la communication par téléphone. Parmi ces avantages soulignons les suivants : Un plus grand anonymat, la possibilité de communications synchrones et asynchrones, la possibilité de converser avec plusieurs personnes en même temps et la possibilité de sauvegarder les informations échangées. Cependant Barak remarque que l’anonymat n’est pas qu’un avantage car il peut être utilisé pour raconter des histoires inventées de toute part. Autre désavantage, la technologie est faillible et des messages peuvent se perdre ou être interrompus à des moments peu opportuns. De plus, la communication par ordinateur n’est probablement pas un moyen de communication adapté pour tout le monde.

Barak et ses collaborateurs (Barak, Hen, Boniel-Nissim, & Shapira, 2008) soulignent aussi la résistance massive, parmi les thérapeutes, aux communications par Internet du à l’absence de visibilité et de perception des indices non-verbaux de la communication qui sont considérés comme des composants essentiels de la relation thérapeutique. Cependant, dans leur revue des recherches sur le rôle des émotions dans les communications par Internet, Derks, Fischer & Bos (Derks, Fischer, & Bos, 2008) indiquent que les émotions semblent être aussi facilement exprimées dans les messages écrits par Internet et que les indices non-verbaux sont souvent suppléés par les émoticônes. Néanmoins, il n’est pas impossible que les indices émotionnels soient parfois mésinterprétées.

Barak et collaborateurs (Barak, Hen, Boniel-Nissim, & Shapira, 2008) rappellent aussi les résistances liées aux aspects éthiques de ces modes de communications. Ceux-ci posent des questions en termes de confidentialité et d’identité, aussi bien du client que du thérapeute. Néanmoins, la méta-analyse qu’ils ont réalisée semble indiquer que les thérapies utilisant l’Internet comme medium de communication ne sont pas moins efficaces que les thérapies en face-à-face. Cependant, Il semble que les adultes et les jeunes adultes bénéficient plus de l’usage d’Internet dans leur thérapie. De plus, il semble que les e-Thérapies soient moins adaptées pour certaines formes de thérapies (TCC par exemple) et certaines problématiques. De plus, une étude suggère qu’une communication (synchrone ou asynchrone) par Internet bien vécue peut améliorer la qualité de la relation en face-à-face qui prolongera cette relation (Dietz-Uhler & Bishop-Clark, 2001). Aussi, comme le suggère Amichai-Hamburger (Amichai-Hamburger, 2002; Hamburger & Ben-Artzi, 2000), les individus ayant une personnalité de type neurotique (anxieuse, préoccupée) et/ou introverties ont plus tendance à utiliser l’Internet pour communiquer car ce mode de communication leur donne un plus grand sentiment de contrôle. Il est donc probable que l’envoi de courriel puisse être une première étape « d’apprivoisement » avant une conversation téléphonique puis une rencontre en face-à-face. Comme le souligne le rapport de l’Institut Wallon pour la Santé Mentale sur l’Usage Problématique des Technologies de l’information et de la communication (UPTIC), on ne doit pas oublier que les relations médiatisées par ordinateur peuvent « permettre à un individu de satisfaire avec plus ou moins de succès le besoin profondément humain d’avoir des relations et en même temps, favoriser chez lui le repli paranoïde, en lui évitant toute forme d’engagement intersubjectif. ». Citant Civin, ils remarquent que cet usage peut relever d’un malentendu qui va satisfaire certains usagers : « Internet promeut un mode d’interaction qui, subjectivement, peut apparaître comme une forme d’engagement et de relation intersubjective, mais qui, en même temps, reste de façon prédominante une forme asociale d’isolement et d’autoprotection. Ces modes d’interaction sont une forme de relation d’objet caractérisée par des relations partielles, par une confusion ou une ambiguïté entre ce qui se passe et ce qui est imaginé, ce qui a lieu à l’intérieur de soi et à l’extérieur de soi, tel qu’on peut l’appréhender à partir d’un écran d’ordinateur… le cybersystème peut devenir un vecteur de relation paranoïde, expérience par laquelle l’individu s’engage néanmoins, du sein de sa cellule de repli, dans des relations qui revêtent les qualités et les caractéristiques de relations réelles».

Néanmoins, ils rappellent que les relations médiatisées par ordinateur se caractérisent par une possibilité d’anonymat et de contrôle plus important de son apparence que dans une relation face à face. Notons aussi que certains auteurs insistent sur le fait que ce type de communication permet de développer extrêmement rapidement une forme « d’intimité » et de climat de confidences dans la relation. Dans le cas de personnes particulièrement sensibles au rejet et à la désapprobation, Internet offre la possibilité d’entrer en relation avec d’autres sans se mettre exagérément en danger. Dans certains cas, cette première relation « virtuelle » peu donner suffisamment confiance à ces personnes pour les amener vers une relation en face-à-face qui aurait été impensable sans cela. Cependant, a contrario, si les difficultés de la personne sont trop fortement ancrées, elle pourrait se complaire dans sa relation virtuelle et maintenir l’illusion que les relations ainsi créées possèdent les qualités des relations « classiques » tout en satisfaisant ses désirs ambivalent de séparation de son milieu et de sécurité. Dans ce cas, la relation virtuelle vient renforcer le comportement du sujet en lui permettant de l’actualiser dans une nouvelle version.

Bref, comme nous l’avons déjà dit, l’Internet a des « vertus transitionnelles » pour peu que le sujet qui l’utilise soit dans le besoin, la possibilité et la disponibilité psychoaffective (psycho-dynamique) d’utiliser cet objet comme tel.

Bibliographie:

  • Y. Amichai-Hamburger (2002) Internet and personality. Computers in Human Behavior 18
  • Azy Barak, Liat Hen, Meyran Boniel-Nissim & Na’ama Shapira (2008) A Comprehensive Review and a Meta-Analysis of the Effectiveness of Internet-Based Psychotherapeutic Interventions. Journal of Technology in Human Services, Vol. 26
  • Azy Barak (2007) Emotional support and suicide prevention through the Internet: A field project report. Computers in Human Behavior 23
  • Scott E. Caplan (2002) Problematic Internet use and psychosocial well-being: development of a theory-based cognitive–behavioral measurement instrument. Computers in Human Behavior 18
  • Josip Car & Aziz Sheikh (2004) Email consultations in health care: 1—scope and effectiveness. BMJ VOLUME 329
  • KATHERINE CHAK & LOUIS LEUNG (2004) Shyness and Locus of Control as Predictors of Internet Addiction and Internet Use. CYBERPSYCHOLOGY & BEHAVIOR Volume 7, Number 5
  • David Coyle, Gavin Doherty, Mark Matthews, John Sharry (2007) Computers in Talk-Based Mental Health Interventions. Interacting with Computers
  • Daantje Derks, Agneta Fischer & Arjan Bos (2008) The role of emotion in computer-mediated communication: A review. Computers in Human Behavior 24
  • Beth Dietz-Uhlera & Cathy Bishop-Clarkb (2001) The use of computer-mediated communication to enhance subsequent face-to-face discussions. Computers in Human Behavior 17
  • Martin Grunwald and Dorette Wesemann (2006) Individual Use of Online-Consulting for Persons Affected with Eating Disorders and their Relatives— Evaluation of an Online Consulting Service. European Eating Disorders Review
  • Y.A. Hamburger & E. Ben-Artzi (2000) The relationship between extraversion and neuroticism and the di?erent uses of the Internet. Computers in Human Behavior 16
  • Stephen T. Higgins and Alan J. Budney (1997) From the Initial Clinic Contact to Aftercare: A Brief Review of Effective Strategies for Retaining Cocaine Abusers in Treatment.
  • S. Jessmer & D. Anderson (2001) The effect of politeness and grammar on users perception of electronic email. North American journal of Psychology
  • J. Morahan-Martina & P. Schumacher (2000) Incidence and correlates of pathological Internet use among college students. Computers in Human Behavior 16
  • Xiaoli Ni, Hong Yan, Silu Chen and Zhengwen Liu (2009) Factors Influencing Internet Addiction in a Sample of Freshmen University Students in China. CYBERPSYCHOLOGY & BEHAVIOR
  • Peter M. Yellowlees & Shayna Marks (2007) Problematic Internet use or Internet addiction. Computers in Human Behavior 23
  • Rochlen A., Land L. & Wong Y. (2004) Male Restrictive Emotionality and Evaluations of Online Versus Face-to-Face Counseling. Psychology of Men & Masculinity
  • Rochlen A., Zack J. & Speyer C. (2004) Online Therapy: Review of Relevant Definitions, Debates, and Current Empirical Support. JOURNAL OF CLINICAL PSYCHOLOGY
  • Suler J. (2004) The Online Disinhibition Effect. CYBERPSYCHOLOGY & BEHAVIOR, Vol 7

Importance du mouvement des yeux dans l’EMDR

Si l’efficacité de l’EMDR n’est plus à prouver, il reste des discussions dans la communauté scientifique quant à savoir si le mouvement des yeux qui diffèrencie l’EMDR d’autres technique de désensibilisation a une nécessité voire une efficacité. Le numéro de janvier 2011 du Journal of Anxiety Disorders contient un article relatif à une nouvelle recherche qui ajoute sa pierre à l’édifice et semble montrer que les mouvements des yeux contribuent à l’efficacité de cette méthode. Néanmoins, cela ne clos pas le débat pour autant. Quoi qu’il en soit, l’EMDR fonctionne dans de nombreux cas, au même titre que la désensibilisation classique par exposition. Il est probable que l’engouement médiatique pour la méthode contribue à son succès et à son efficacité et tant mieux, si ça aide encore plus de gens.

Journal of Anxiety Disorders
Volume 25, Issue 1, January 2011, Pages 1-11
« The efficacy and psychophysiological correlates of dual-attention tasks in eye movement desensitization and reprocessing (EMDR) »

http://dx.doi.org/10.1016/j.janxdis.2010.06.024