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Octobre sera le mois de la méditation #mindfulness

Du 1er au 31 octobre 2015 aura lieu, sur Internet, The Mindfulness Summit. 31 jours d’interview, de présentations et de pratiques de la médiation et de la pleine conscience avec un ensemble d’intervenants qui ont tous contribué à faire connaître la méditation de pleine conscience au grand public. On y retrouvera entre autres Jon Kabat-Zinn, Jack Kornfield, Daniel Goleman, Russ Harris et Mirabai Bush. L’événement est gratuit et entièrement en anglais. L’inscription se fait sur http://themindfulnesssummit.com/. A ne pas manquer pour ceux qui s’intéresse à de près sujet ou à ceux qui sont curieux.]]>

Comment faire s'endormir bébé (et les enfants aussi)?

  • Évitez les activités excitantes avant le coucher: Que ce soit pour les enfants ou pour les bébés, les activités qui produisent une forte excitation juste avant l’heure du coucher ne sont pas recommandées. Manger juste avant de s’endormir (je ne parle pas du biberon) n’est probablement pas idéal. Il est préférable de ne pas mettre les enfants devant la télévision avant trois ans et certainement pas moins d’une heure avant le sommeil (c’est aussi valable pour les adultes) car cela semble provoquer une surexcitation du cerveau. Il y a néanmoins une excitation que je recommande avant le coucher (et mon généraliste la recommande vivement pour dégager les voies respiratoires et pour la santé en générale), une bonne séance de chatouillis et de rigolade avec bébé ou votre enfant, permet de décharger une partie de l’excitation et d’amener du plaisir et des émotions positives avant un moment qui peut parfois être vécu comme anxiogène par l’enfant.
  • Instaurer un rituel de coucher: Un rituel c’est dans ce cas une succession d’action qui seront répétée successivement chaque soir pour coucher l’enfant. Cela permet de préparer votre bébé au fait qu’il va aller se coucher. Prévoyez un rituel qui joue sur tous les sens: le toucher, l’ouïe, l’odorat, la vision. Essayez aussi d’avoir un decrescendo, une diminution du rythme et des stimulations au cours du rituel.Préparez bébé en prenant votre temps, diminuez déjà un peu la lumière. Choisissez peut-être aussi ce moment pour lui appliquer une crème avec une odeur agréable. Vous pouvez déjà aussi jouer une petite musique douce qui vous calme autant que le bébé. Passez dans la chambre avec une lumière encore plus faible, n’oubliez pas la musique ou chantez lui une berceuse, faites lui des câlins, des bisous, des caresses en ralentissant progressivement le rythme (vous pouvez faire de même avec les berceuses si vous les chantez vous même)
  • Prenez votre temps: Si vous être pressé(e)s, les difficultés d’endormissement vont très probablement vous contrarier et vous énerver. Vous pensez peut-être à la longue liste de tâche qu’il vous reste à faire, à votre envie d’aller vous asseoir enfin dans votre canapé pour finir votre livre, parler avec vos amis, continuer votre jeux ou regarder la télévision ou au fait qu’il y a encore les autres enfants à coucher. Quelle que soit votre contrariété, elle ne va pas vous aider. Vous avez déjà probablement remarqué que c’est dans ces moments là que le petit démon en couches-culottes est encore plus difficile à coucher. C’est normal, si vous êtes énervé, il va le ressentir et ça risque de l’inquiéter, ce qui n’aide pas, vous vous en doutez. Vous avez d’ailleurs peut-être déjà vécu ce moment ou votre compagne/compagnon prend le relais et le petit monstre se transforme en deux minutes en petit ange qui s’endort en un clin d’oeil. Vous pouvez avoir à ce moment là des pensées qui vous disent que vous ne savez pas vous y prendre, que vous avez dû faire quelque chose de travers. Il est surtout fort probable que votre remplaçant était encore bien zen et que cela ai calmé bébé, lui permettant de s’endormir. Vous pouvez donc accepter que cela peut prendre du temps, c’est votre meilleure chance que cela en prenne le moins possible. Profitez de cet instant privilégié avec votre enfant, vous ne pourrez pas le garder dans vos bras comme cela pendant de nombreuses années.
  • Relaxez-vous: Ça semble évident mais on n’y pense pas souvent sur le moment. Vous pouvez être énervé ou tendu par votre longue journée et/ou, si ce n’est pas le cas, votre enfant peut l’être pour toutes sortes de bonnes raisons. Vous ne le savez peut-être pas mais quand une personnes fait des exercices de relaxations, les autres personnes dans la même pièce se détendent elles-aussi. Votre enfant n’y fait pas exception. Vous êtes à côté de lui ou il est contre vous, dans vos bras, l’oreille contre votre corps, voici une excellente occasion pour regarder ce véritable chef d’oeuvre de la nature avec tout votre amour, toute votre compassion et votre bienveillance. Inspirez profondément par le nez, bloquez la respiration 5 secondes et soufflez lentement par la bouche tout doucement. Ensuite, contrôlez votre respiration en inspirant sur 4 temps (plus ou moins une seconde par temps, à vous de trouver la fréquence qui vous convient) et en expirant sur 6 temps. Répétez cela 20 fois (pendant un peu plus de 3 minutes donc, ce n’est pas très long)
  • Notez que même quand vous appliquerez ces quelques petites astuces et que votre enfant s’endormira plus facilement, il pourra toujours y avoir des soirs qui seront plus difficile. Les bébés et les enfants passent par des phases de leur développement qui peuvent causer de l’angoisse, des peurs ou des douleurs physiques. Vous n’y pouvez rien, eux non plus, accepter (au sens « pleine conscience ») que c’est là, que c’est ainsi et que votre enfant à besoin un peu plus de vous ce soir là n’est pas signe de « faiblesse » de votre part ou que vous avez fait un pas de travers, c’est juste la vie. Votre amour et vos qualités de parents feront le reste. Tant que je suis sur le suket, pour les berceuses, je suis tombé sous le charmes des compilations « dreamland » de Putumayo Kids, je ne peux que vous recommander les albums « Instrumental Dreamland » et « African Dreamland ». Bonne nuit les petits.]]>

    Le temps, notre meilleur ennemi

    article précédent j’avais relaté l’expérience de Darley et Batson (1973) qui montrait l’impact qu’avait la « pression » du temps sur l’expression de nos valeurs. Sous la « pression » du temps (c’est là que je vous rappelle qu’il n’y a rien de tel si ce n’est ce que nous imaginons et l’importance que nous, en tant que société, attribuons au fait de faire les choses dans certaines limites de temps. La pression vient de la peur de ne pas atteindre les espérances de notre société), nous ne sommes plus ce que nous voulons être, nous devenons, comme des animaux stressés et apeurés, agressifs, égocentriques et peu soucieux des autres. Regardez comme les gentils parents que nous sommes, soucieux du bien être de nos enfants, pouvons devenir des monstres d’agressivité pour arriver « à temps » à l’école puis au travail. Dans l’article précité, vous retiendrez peut-être aussi l’impact du temps sur cette mère de famille qui décida, finalement, de vivre l’instant présent. Donc, si nous n’avons pas le temps, c’est probablement parce que nous voulons faire trop de choses. Et c’est normal, nos vies sont fort remplies, trop remplies, à un point tel que le moindre imprévu exige une « compression » du temps. Parfois, nous devons apprendre à dire « Non » aux autres pour ne pas accepter trop de choses et souvent, nous devons apprendre à dire « Non » à la personne la plus exigeante que nous connaissons: nous-même. Mais parfois, nous préférons avoir trop de choses à faire pour être sûr de ne pas nous retrouver sans rien à faire. Il est étonnant qu’il nous soit parfois si difficile de s’imaginer ne rien faire (Regarder la télévision ou lire un livre, ce n’est pas ne rien faire. Même rêver éveiller c’est faire quelque chose) Le temps est fini. Quand nous serons mort, ce ne sera plus notre problème. D’ici là, nous n’avons qu’une vie. Que voulez-vous en faire? Qu’est-ce qui est le plus important pour vous? Ce ne sont pas des questions pour lesquelles nous avons généralement des réponses. Nous n’avons pas pris le temps pour cela. Pourtant, ne sont-elles pas fondamentales? Quand je « n’avais pas le temps » d’écrire sur ce blog, j’ai malgré tout pris le temps de mettre à jour mon questionnaire des valeurs et d’ajouter des explications pour vous aider à trouver des réponses à ces questions. Il est disponible ici, si vous voulez prendre ce temps pour vous après avoir pris le temps de lire cette longue prose (et je vous en remercie).  ]]>

    Et j'ai choisi de vivre l'instant présent…

    Le jour où j’ai cessé de dire ‘dépêche-toi‘ ». Ce billet, qui a fait très rapidement le tour des réseaux sociaux, relate l’expérience personnelle de cette professeure d’éducation spécialisée, mère de deux enfants, qui, comme la grande majorité d’entre-nous, courait sans arrêt pour être à l’heure à tous ses rendez-vous et pour, comme elle le dit elle-même, « cocher quelque chose de notre to do list (choses à faire)« . C’est la découverte de l’effet de son comportement sur ses enfants qui lui fit prendre conscience de l’impact négatif, en tout cas par rapport à ses propres valeurs, de ce rythme de vie. En 1973, John Darley et Daniel Batson de l’université de Princeton publiaient un article intitulé « From Jerusalem to Jericho » dans lequel ils relatent une étude sur l’expression des valeurs altruistes chez des séminaristes à qui l’on demande, dans une des conditions, de préparer un sermon sur base de la parabole du « bon samaritain ». L’expérience montra que une simple contrainte de temps pouvait affecter l’expression des valeurs altruistes, même chez des séminaristes (dont on peut supposer qu’ils sont encore plus enclin à aider les autres, bien que ce ne soit peut-être qu’un stéréotype) qui venaient d’être « amorcés » sur le sujet de l’aide à la personne en difficulté. Croisant sur leur chemin une personne en difficulté, gisant par terre, 63% des séminaristes à qui une légère contrainte de temps avait été imposée s’arrêtèrent pour venir en aide au malheureux (un complice, bien sûr). Si un niveau intermédiaire de contrainte de temps était suggéré, ce chiffre diminuait à 45% soit près de 20% de moins. Encore plus impressionnant, ce chiffre tombe à 10% pour les séminaristes à qui une forte contrainte de temps (dépêchez-vous, vous êtes en retard) était suggérée. En résumé, on peut supposer que quand nous courons dans tous les sens pour rattraper le temps, comme le lapin d’Alice au pays des merveilles, nous sommes 6 fois moins susceptible de montrer un comportement altruiste, en accord avec nos valeurs, que quand nous prenons le temps de vivre. Quand nous courons dans tous les sens, non seulement nous ne prenons pas le temps de vivre (de profiter de notre vie) mais en plus, nous ne sommes pas (ou nous ne devenons pas) la personne que nous voulons être. C’est probablement un des facteurs qui explique que les personnes qui pratiquent la méditation deviennent plus emphatiques (elles prennent le temps de faire attention aux autres?) Un autre fait marquant de cette histoire est qu’il semble que nous faisons nettement plus attention à l’expression de nos valeurs lorsqu’il s’agit de nos enfants que de nous même. Lorsque je demande à mes patients quelles sont leurs valeurs, la question provoque fréquemment une moue dubitative. Si je leur demande s’ils donneraient du « fast food » à leur enfant tous les jours (si ils ou elles ont un ou des enfants), la réponse sort immédiatement: « Non, bien sûr ». Manger sainement est donc clairement une valeur (reste à déterminer quelle est sa « priorité). Pourtant, fréquemment, ces mêmes personnes mangent un sandwich « sur le pouce » le midi et ne prennent pas le temps de petit-déjeuner à leur aise le matin. Nos enfants apprennent plus de nos comportements que de nos conseils et commandements. Fais ce que je dis, pas ce que je fais, n’est clairement pas la meilleure façon  de leur transmettre nos valeurs. C’est plutôt l’adage « tu dois être le changement que tu veux voir dans le monde » qui devrait nous guider. Ceci me mène aussi à cette question: « Si nous sommes dans ce cas, qu’avons nous fait de mal pour ne pas mériter suffisamment notre propre compassion et prendre le temps de vivre en accord avec nos propres valeurs? » (et quel message transmettons-nous à nos enfants, en ne prenant pas soin de nous-même?). Et vous, si ce n’est déjà fait, qu’est-ce qui vous déciderais enfin à choisir de vivre l’instant présent? Si c’est déjà le cas, qu’est-ce qui vous à fait changer?   Lien vers l’étude de Darley & Batson (1973): http://web.missouri.edu/~segerti/1000/DarleyBateson.pdf]]>

    L'argent (bien dépensé) peut rendre heureux

    http://trends.levif.be/economie/actualite/people/bill-gates-augmente-sa-fortune-et-reste-l-homme-le-plus-riche-des-etats-unis/article-4000180067440.htm   Ceci n’est pas vraiment surprenant. On peut en effet imaginer que le fait de dépenser cette grande quantité d’argent contribue à donner un sens , une raison, qui plus est altruiste, à la vie (ou du moins une partie) de ces richissimes hommes d’affaire. Hors, l’altruisme reste une valeur sûre du bonheur, faire du bien aux autres, c’est aussi se faire du bien.]]>

    Psychothérapies et dérives sectaires

    http://www.miviludes.gouv.fr/), le rapport rappelle le lien étroit entre les sectes et les pratiques thérapeutiques. Chaque secte propose d’une façon ou d’une autre une approche nouvelle de la santé, physique et/ou mentale. Sans s’attarder sur l’analyse des pratiques sectaires, épinglons les réserves (et parfois, c’est bien plus que cela) émisent par la commission au sujet de certaines pratiques telles que l’iridiologie, la kinésiologie spécialisée, la dianétique (fleuron de l’église de scientologie), l’ondobiologie, la biochirurgie immatérielle, la drainolymphologie, le décodage biologique,la biorésonnace, la Reconnexion (R) (notez le trademark), la naturopathie, comme la phytothérapie, l’aromathérapie et les fleurs de Bach ou le Reiki. La liste est malheureusement encore longue. Le rapport est édifiant et mérite d’être lu. Vous trouverez le rapport du sénat au format PDF à l’adresse http://www.senat.fr/rap/r12-480-1/r12-480-11.pdf Celui de la Miviludes est disponible sur leur site http://www.miviludes.gouv.fr/sites/default/files/publications/francais/guide_sante_complet.pdf]]>

    Mens Sana in corpore sano

    ‘article sur Pyschomédia – l’échantillon était petit, l’expérience devrait être reproduite à plus grande échelle). Une étude menée par Alan Gow et ses collaborateurs de l’Université d’Edinburgh (publiée dans Neurology) indique que l’exercice physique est le meilleur garant de l’état de notre cerveau et de nos fonctions cognitives face aux effets du vieillissement (devant les relations sociales et l’exercice intellectuel). Kirk Ericksson et ses collaborateurs de l’Université de Pittsburgh ont montré l‘effet bénéfique de l’entrainement physique sur la mémoire et surtout ses effets bénéfiques pour lutter contre le vieillissement. La page du laboratoire d’étude sur le vieillissement du cerveau et la santé cognitive de l’université de Pittsburgh (Brain Aging & Cognitive Health Lab) reprend une série impressionnante d’articles scientifiques sur le sujet disponible pour la plupart en PDF. En résumé, faites du bien à votre corps, votre esprit s’en portera mieux.]]>