Anorexie et troubles alimentaires: un problème de miroir?

En 2007, une association suédoise qui s’occupait des problèmes d’anorexie et de boulimie avait tourné et diffusé une publicité (voir ci-dessous) qui mettait en avant les problèmes de perception de soi lié à ces terribles maladies. Il me semble qu’une petite piqûre de rappel ne fera pas de tort.

Pour ceux qui trouvent que l’on en fait peut-être trop autour de l’anorexie et de la boulimie, voici quelques chiffres. L’anorexie serait la troisième maladie chronique à l’adolescence aux USA. Elle concerne majoritairement (90%) les femmes et surtout les jeunes femmes entre 10 et 19 ans. La prévalence (le nombre de cas constatés à un instant donné) est estimée entre 0 et 1,5% de la population féminine. On estime aussi qu’entre 0,6 et 4% des femmes souffriront d’anorexie au cours de leur vie. Quasiment une sur 25! (Simon, 2007)

Encore plus inquiétantes sont les statistiques suivantes: selon Franko et al. (2004), 20 à 30% des jeunes filles anorexiques font une tentative de suicide. Selon Fichter, Quadfliegd et Hedlung (2006) ainsi que d’autres études citées par office nationale des statistiques du Canada, entre 5 et 20% (une jeune anorexique sur cinq) décéderait des suites de la maladie (généralement de malnutrition ou par suicide). Avec une prévalence sur la durée de vie de 1% (je reste conservateur) et 5% de cette population qui décède, cela fait 5 femmes pour 10.000 (ou 0,05%) qui décéderaient des suites de cette maladie (si je prend les nombre moins conservateurs, on arrive à 0,8 % de la population féminine). A titre de comparaison, le taux de mortalité par suicide en Belgique en 2005 (Source: OMS) était de 0,028 % (soit 2,8 pour 10.000) et 0,01% (soit 1 pour 10.000) pour les femmes (les chiffres de 2008 fournis par le centre de prévention du suicide sont quasi similaire). Donc, en restant conservateur, on est dans un rapport de 1 à 5. Bien sûr, nous n’avons pas ici les estimations du pourcentage de décès par suicide et par malnutrition chez les anorexiques et les statistiques sur les tentatives de suicides sont peu nombreuses et relativement peu fiables mais, même avec une marge d’erreur de l’ordre de 100% (ce qui est énorme), on arrive et une répartition 50/50 entre les deux causes principales de décès liés à l’anorexie, il semble clair qu’une jeune fille anorexique présente au minimum deux fois plus de risques de décès par suicide et un certain nombre de fois plus de risques de faire une tentative. Le diagnostic n’est donc pas à prendre à la légère. D’autant plus que le taux de rémission totale, la probabilité d’être guéri et de ne pas revivre de nouveaux épisodes, n’est que d’une chance sur deux.

L’image du miroir utilisé par cette publicité n’est pas anodine. L’anorexie (et la boulimie) serait dans certains cas liée à une insatisfaction par rapport à son image corporelle, ce qui expliquerait d’ailleurs peut-être aussi la différence entre hommes et femmes, les hommes ayant plus tendance, selon McCabe & Ricciardelli (2001), à chercher une prise de muscle qu’une perte de poids pour obtenir une satisfaction de leur image corporelle, s’éloignant ainsi des critères diagnostiques de l’anorexie. Notons aussi que l’anorexie la plus fréquente chez les hommes est une anorexie par excès d’exercice physique.

Les canons de beauté imposés par notre société et particulièrement à travers les médias ont bien sûr leurs parts de responsabilités (ne fut-ce déjà dans la genèse de l’insatisfaction par rapport à l’image corporelle). Une étude, que je n’arrive plus à retrouver, semblait même indiquer que la perception de l’image corporelle normale des pères de jeunes filles anorexiques déviait justement de la normale pour tendre vers des morphologies plus minces ou, pour le dire autrement, le père d’une anorexique aurait plus tendance à estimer qu’une jeune fille au corps très mince est dans la moyenne. Intuitivement, tout cela ne semble pas si improbable et difficile à concevoir.

Sans m’étaler sur le sujet, il y a bon nombre de personnes plus qualifiées que moi sur le sujet, il y a donc très probablement un problème de miroir dans les causes de l’anorexie, celui que nous offre la société, notre famille, notre environnement. Je suis parce que tu es. Nous n’existons d’une certaine manière qu’à travers le regard, réel ou que nous supposons, des autres. Lorsque nous cesseront de vénérer, de désirer, des jeunes filles extrêmement mince, de valoriser le corps pour son esthétique plutôt que pour sa bonne santé, nous verront très probablement l’incidence et la prévalence de l’anorexie diminuer fortement.

Références:

Statistiques Canada: troubles des conduites alimentaires: http://www.statcan.gc.ca/pub/82-619-m/2012004/sections/sectiond-fra.htm

Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale: http://www.inserm.fr/thematiques/neurosciences-sciences-cognitives-neurologie-psychiatrie/dossiers-d-information/anorexie

Simon Y. (2007) « Épidémiologie et facteurs de risque psychosociaux dans l’anorexie mentale », in Nutrition clinique et métabolisme 21, pp 137–142 (disponible sur le site du centre Le domaine: http://www.domaine-ulb.be/documents/programmeanorexieboulimie/articles-scientifiques/epidemiologie-facteurs-psychosociaux.pdf)

Franko DL, Keel PK, Dorer DJ, Blais MA, Delinsky SS, Eddy KT, Charat V, Renn R, Herzog DB. (2004) « What predicts suicide attempts in women with eating disorders? », Psychological Medicine ; 34:843-853.

Fichter MM, Quadflieg N, Hedlund S. (2006) Twelve-year course and outcome predictors of anorexia nervosa. International Journal of Eating Disorders; 39(2):87-100.

McCabe, M., & Ricciardelli, L. (2001). Parent, peer and media influences on body image and strategies to both increase and decrease body size among adolescent boys and girls. Adolescence36(142), 225-240. (disponible sur http://dro.deakin.edu.au/eserv/DU:30001199/mccabe-parentpeer-2001.pdf)

OMS: « Suicide rates per 100,000 by country, year and sex (Table) » disponible sur http://www.who.int/mental_health/prevention/suicide_rates/en/index.html

 

Centre de prévention du suicide: http://www.preventionsuicide.be/view/fr/leSuicide/Tousconcernes/chiffres.html

Psychothérapie: Y a plus long et ça rapporte plus… au psy!

J’ai d’abord pensé titrer cet article « le modèle économique des psychothérapies est-il éthique » et puis je me suis dit que je pouvais probablement trouver moins rébarbatif. Néanmoins, c’est bien d’éthique et de modèle économique (« Business model » comme disent nos amis anglo-saxons) dont je vais parler ici (et je vais encore me faire des amis chez certains confrères et consœurs, je le sens). Qu’est-ce que cela a comme rapport avec le bien-être?

Je ne vais pas essayer de définir ce qu’est un bon psy, je ne suis pas certain que cela soit possible mais je vais me mettre dans une perspective économique, pour le patient, et supposer que le « bon » psy est celui qui nous guérit vite et qui nous coûte le moins cher, in fine!

Je dis souvent en boutade à mes amis que la psychothérapie brève est un mauvais Business model et que j’aurais du faire psychanalyste si j’avais du compter sur mon métier de thérapeute pour vivre. En effet, travaillant dans une perspective thérapeutique brève, visant à redonner l’autonomie et le bien-être à mes patients le plus rapidement possible, à se hâter lentement, je ne vois finalement la majorité de mes patients que quelques fois, généralement toutes les deux ou trois semaines, voir même parfois une seule. Et c’est très bien ainsi!

Cependant, dans une perspective économique, et la grande majorité des psychologues et des psychothérapeutes vivent de leur art, un patient qui va mieux, c’est une rentrée d’argent qui diminue. Bien sûr, avec le temps, le bouche à oreille et un peu de marketing personnel, on peut arriver à avoir une liste d’attente et un nouveau patient remplace rapidement celui qui va désormais mieux. Cependant, ce n’est pas toujours le cas et pour ceux qui ont besoin de ces revenus, un patient qui va bien c’est parfois un estomac qui crie famine.

Un psychanalyste (qui pratique la cure analytique traditionnelle, pas ceux qui s’inscrivent eux aussi dans une perspective brève et qui se font d’ailleurs souvent appeler psychothérapeute psychanalytique ou psychodynamique) par contre, part du principe que la cure prend du temps et que voir son patient deux fois par semaine n’est pas un luxe mais une nécessité. Économiquement, c’est l’équivalent du Win-for-life, une rente à vie. Avec 20 patients, vos semaines et votre portefeuille sont pleins.

Donc, économiquement, la pratique thérapeutique brève ( et ce n’est pas la seule, bon nombre de professions libérales sont dans le même cas),  n’est pas intéressante. En effet, il faut du temps pour se construire une patientèle et que le bouche à oreille fasse de l’effet. Et encore, on ne recommande pas son psy comme son coiffeur, d’ailleurs, il reste encore pas mal de personnes qui n’en parlent quasiment pas et c’est leur droit, c’est leur vie privée.

Le marketing personnel est bien plus efficace pour attirer le patient (qui est, dans une perspective économique dépourvue d’éthique, un consommateur comme les autres) que l’efficience thérapeutique. En effet, le fait d’obtenir les résultats rapides influence probablement moins le nombre de patients qui frappent à la porte du psy que le fait qu’il soit passé à la télévision, ait été cité dans un article de journal, ait une chronique à la radio, un site web bien ficelé ou n’importe quelle autre façon de gérer son image personnelle (et les psychologues savent s’y prendre, ça fait partie de notre formation. D’ailleurs, les psys, on en voit partout et ce blog en est la preuve :o) ).

Heureusement, la grande majorité des psychologues ne font pas ce métier pour l’argent (ils auraient été bien mal conseillés sur ce point là) et ils valorisent plus le bien-être de leur client que celui de leur portefeuille. Si notre morale et nos valeurs ne le font pas déjà, notre déontologie (ha, les grands mots) nous interdit de faire durer le processus thérapeutique au delà du nécessaire (facile à objectiver cela). D’une certaine façon, dans certains cas, le système des soins de santé mentale hors institution (donc chaque séance payée par le patient) met le poids de la durée de la thérapie sur le patient (plus il « traîne » à aller mieux, plus il paie. Certains disent même qu’un tarif élevé pousse le patient à guérir plus vite. J’aimerais que ce soit vrai). En soi, cela permet d’éviter que le patient ne reste en thérapie plus de temps que nécessaire et se « force » à retrouver son autonomie (parfois, on peut trouver confortable d’avoir un endroit où l’on peut simplement se confier). En soi, tant qu’il n’y a pas de remboursement par l’INAMI (sécurité sociale) ou les mutuelles, l’état n’a pas besoin de légiférer sur le sujet. Les mutuelles qui ont initié un remboursement très partiel des séances chez un psychologue ont déjà elles placé la limite à 6 ou 12 séances par an. Hâtons nous (pas trop) lentement!

Pour le psy par contre, financièrement, plus ça dure, plus ça rapporte. Si le patient n’est pas remboursé, cela ne l’impacte pas. Il n’a donc, en dehors de sa morale, de ses valeurs, de son éthique, aucune incitation à faire court, bien au contraire. N’y a t’il pas là un conflit d’intérêts manifeste?

Le débat du remboursement des psychothérapies achoppe d’ailleurs en partie sur ce point. Certains pays qui pratiquent déjà le remboursement des psychothérapies ne le font que pour les praticiens qui utilisent des méthodes ayant une efficacité démontrée scientifiquement (basées sur des preuves scientifiques). On peut discuter cette restriction et ce sera un autre débat que de savoir si l’on doit considérer la psychothérapie comme un art de guérir ou comme une science (ou un peu des deux) et donc de savoir si l’on peut la restreindre à certaines pratiques validées scientifiquement (ce qui ne me semble pas impossible, il faut juste objectiver les critères qui font que l’art fonctionne. Art et science ne sont pas mutuellement exclusifs).

Peut-être verra t’on à un moment une proposition de diminuer le revenu des psys si la thérapie dure trop longtemps (mais quid des cas qui demandent plus de temps) et/ou de faire évaluer la nécessité d’une thérapie longue par un pair (ce qui ne serait pas inutile dans certains cas). Il y a probablement beaucoup à penser sur ce sujet.

La dépression, pour ceux qui ne la comprennent pas!

Comment est-il possible de se laisser aller ainsi? Pourquoi peut-il trouver l’énergie d’aller se balader mais pas de travailler? Qu’est-ce qui ne va pas chez elle, elle n’est pas malade pourtant? Comment peut-on avoir envie d’en finir avec la vie alors qu’on a des enfants que l’on aime?

Ces questions vous vous les posez peut-être si vous avez une personne dépressive ou en « Burn-out » dans votre entourage. Hors, l’Organisation Mondiale de la Santé estime que la dépression affecte environ 350 million de personnes dans le monde, soit une personne sur 20. A l’échelle d’une classe d’école, un enfant du groupe est dépressif (symptômes persistants depuis plus de 6 mois).  Plus inquiétant, selon une enquête de l‘ANADEP en France (2005), 17,8% des personnes interrogées on vécu un épisode dépressif majeur (une période d’humeur triste ou de perte d’intérêt pratiquement toute la journée et presque chaque jour pendant au moins deux semaines) au cours de leur vie. Une personne sur 6 donc! Il est donc plus que probable que vous connaissiez une ou des personnes dépressives ou qui l’aient été dans le passé.

On peut de plus en plus précisément expliquer le processus qui mène à la dépression et au Burn-out mais se limiter à cela, c’est comme vous donner la formule chimique du chocolat, ça ne vous en donne pas la saveur. Hors, c’est sa saveur qui nous intéresse. Cependant, autant je peux partager facilement avec vous un morceau de chocolat (ce qui ne vous donnera toujours pas, malgré tout, la connaissance de l’expérience subjective que j’ai, moi, en mangeant ce même morceau de chocolat) autant personne ne peut réellement partager sa dépression avec vous. C’est d’autant plus vrai que l’on rentre dans le domaine de l’indicible, de ces états que l’on ne comprend pas soi-même, sur lesquels on a beaucoup de difficultés à mettre des mots. Comment faire comprendre aux autres ce qui se passe en nous?

On peut déjà se demander si cela aide et si cela est nécessaire. Peut-être pas, du moins pas directement. Mais, lorsqu’on est dépressif (au sens médical du terme) ou même dans un état dépressif (épisode transitoire de moins de 6 mois), on peut être confronté à l’incompréhension de son entourage, et cela n’aide pas vraiment. D’autant plus qu’il n’y a pas qu’une forme de dépression et que tout le monde ne vit pas un épisode dépressif de la même façon: l’intensité n’est pas la même, le vécu n’est pas le même, les ressources ne sont pas les mêmes.

L’exercice auquel je vais me livrer ici est de vous mettre en contact avec ces petits épisodes dépressifs que la majorité des gens ont déjà expérimentés et qu’on a tendance à mettre de côté, à oublier (bien que la peur de les voir revenir puisse nous hanter de temps en temps). Je vais faire appels à vos souvenirs et à votre imagination. Cela ne vous donnera qu’un avant-goût de ce que peut être une pensée dépressive. Vous n’aurez plus qu’à imaginer cela en augmentant l’intensité, la durée, l’épuisement.

Imaginez que vous êtes dans votre lit. Votre réveil sonne. Ce bruit vous irrite un peu. Vous êtes bien au chaud, encore engourdi. Vous avez du mal à ouvrir les yeux. Vous entendez les bruits des personnes qui vivent avec vous s’activant pour préparer le petit-déjeuner, se laver ou s’habiller.

Vous aimeriez ouvrir les paupières mais vous ne trouvez  pas l’énergie. La lumière qui filtre à travers ce voile de chair est déjà difficile à supporter. Vous imaginez tous les efforts que vous devez réaliser pour vous sortir de ce lit, toute l’énergie que cela demande. Vous êtes bien au chaud, recroquevillé dans votre lit, pourquoi en sortir? Quelle raison peut justifier de se lever, de faire tous ces efforts pour finalement devoir faire face à cette société agressive à laquelle vous ne parvenez pas à donner du sens. Vous n’avez plus l’énergie. Bouger est une épreuve.

Vous entendez que l’on parle de vous: « Pourquoi ne vous levez-vous pas? ». Vous aimeriez vous lever, mais malgré tout l’amour que vous avez pour vos proches, vous n’y arrivez pas, du moins, pas aujourd’hui. Vous vous en voulez d’ailleurs pour cela. Que penses-t’il de vous?  Quel exemple donnez-vous? Vous pensez probablement que vous êtes un poids pour eux.

Des souvenirs de moments désagréables, durant lesquels vous avez blessé des personnes que vous aimez ou durant lesquels vous avez été blessé vous reviennent à ce moment là. Que la vie est dure, que la vie est triste, pensez-vous. « Peut-être seraient-ils mieux sans moi. » « Au moins je ne blesserais plus personne », « Au moins je n’aurais plus à souffrir de ces méchancetés, de mon incompétence, de mon inadaptation à ce monde ».

Vous avez du mal à vous souvenir de la dernière fois où vous avez vraiment été heureux. Vous avez-même du mal à vous rappeler la dernière fois que vous avez ressenti un réel plaisir. Cette torture dure et semble ne pas s’arrêter. Les pensées s’entrechoquent dans votre tête, trop de mots, trop de sensations, trop de douleurs! Sans très bien savoir comment, vous arrivez à vous extirper de votre lit. Les lieux sont vide, tout le monde est parti. Vous prenez le premier truc à mangez que vous trouvez et vous vous mettez devant la télévision. Votre cerveau se met en veille pendant que vous regardez une série. Plus de problème à résoudre, plus d’équation impossible, plus de boucle infinie qui vous ramène systématiquement à votre misère comme Bill Muray dans « Le jour de la marmotte » (Groundhog day).

Est-ce que cela vous parle? Pouvez-vous vous mettre en contact avec vos émotions en lisant cela, en vous imaginant à la place de cette personne? Oui? Bravo, vous venez d’effleurer la dépression du bout du doigt!

 

 

 

Simulez jusqu’à ce que vous le deveniez! Deux minutes pour changer votre vie.

On sait depuis longtemps que l’esprit influence le corps (le psychosomatique) mais on sait aussi depuis pas mal d’années que l’inverse est vrai, bien que l’on semble avoir moins bien assimilé ce concept. Pourtant, comme l’explique Amy Cuddy dans sa présentation TED, changer votre posture pendant deux minutes peux significativement changer votre avenir. Imaginez que vous puissiez changer le résultat d’un entretien d’embauche de négatif à positif. Ou que vous puissiez devenir plus sûr de vous même, plus déterminé, plus passionné et conquérir le coeur de votre alter ego. Tout cela en deux minutes? Adopter des postures reflétant la confiance en soi et le pouvoir, pendant deux petites minutes, augmente votre confiance en vous et diminue votre stress. Avez-vous un meilleur investissement pour votre vie? Deux minutes, pas d’argent à débourser, et cela peut changer le cours de votre vie. Pourquoi le faire? Vous risqueriez de devenir celui ou celle que vous voulez-être!