Groupes de gestion des émotions pour enfants (gratuit)

Les Consultations Psychologiques Spécialisées Emotions (http://www.cps-emotions.be) de l’Université Catholique de Louvain organisent des groupes de gestion des émotions pour les jeunes. Dans le cadre d’une étude, les groupes de septembre seront proposés gratuitement. L’étude s’adresse aux 9-19 ans. Les jeunes seront regroupés par âge, et seront répartis au hasard dans un groupe de gestion des émotions par la pleine conscience ou dans un groupe de gestion des émotions par la relaxation.

Calendrier :

Les ateliers comprennent 9 séances hebdomadaires de 1h30 le samedi ou
le mercredi, entre le 25 septembre et le 30 novembre 2013. Une
rencontre individuelle avec l’animateur est prévue avant et après l’atelier
de groupe.
Prix : GRATUIT !
Ces ateliers nous permettront de réfléchir aux spécificités de chaque
méthode. Ils vous sont donc proposés gratuitement, grâce au soutien de
la fondation Huoshen.
Lieu : Faculté de Psychologie, Rue Paulin Ladeuze, 13 à 1348 Louvain-La-
Neuve (Belgique)
Renseignements et inscriptions auprès de Sandrine Deplus, Dr en
Psychologie, Psychothérapeute : sandrine.deplus@skynet.be.

Les librairies d’expressions faciales d’émotions

Si vous vous intéressez à l’expression faciale des émotions, que ce soit pour vous entraîner à les reconnaître (ou à reconnaître leurs micro-expressions) , pour évaluer les compétences de reconnaissances chez une personne (pour détecter une éventuelle alexithymie) , ou simplement pour entraîner cette faculté de reconnaissance avec de nouveaux stimuli, vous êtes peut-être à la recherche d’un jeu de photographies de bonne qualité et de résolution suffisante de personnes exprimant une large palette d’émotions (tout au moins les plus fréquentes, celles pour lesquelles on s’accorde à dire qu’il y a une expression standardisée quasi universelle).

Vos désirs sont désormais réalité! Voici une petite liste de ressources fournissant des photographies testées et libre d’accès (et quasi d’utilisation, lisez les conditions au préalable):

Le NimStim du « Research Network on Early Experience and Brain Development » reprend 646 photographies de personnes adultes de races et de genre différent exprimant les 7 émotions de base (selon Ekman). Les clichés sont disponibles sur demande par email.

Le NIMH-chEFS (National Institute of Mental Health – Child Emotional Faces Picture Set) de la Duke University reprend unensemble de photographies hautes résoltions en couleur d’enfant de 10 à 17 ans exprimant la peur, la colère, la joie, la tristesse et une expression neutre. Le tout téléchargeable gratuitement (pour utilisation pour la recherche uniquement) sur leur site.

Le JACFEE (Japanase and Caucasian Facial Expression of Emotion) est disponible sur le site de Humintell (qui fournit aussi des entraînements en ligne à la reconnaissance des expressions faciales des émotions) mais pour le modeste prix de 95$.

Et j’ai choisi de vivre l’instant présent…

Le Huffingtonpost publiait ce 9 août un extrait du blog de Rachel Macy Stafford intitulé « Le jour où j’ai cessé de dire ‘dépêche-toi‘ ». Ce billet, qui a fait très rapidement le tour des réseaux sociaux, relate l’expérience personnelle de cette professeure d’éducation spécialisée, mère de deux enfants, qui, comme la grande majorité d’entre-nous, courait sans arrêt pour être à l’heure à tous ses rendez-vous et pour, comme elle le dit elle-même, « cocher quelque chose de notre to do list (choses à faire)« . C’est la découverte de l’effet de son comportement sur ses enfants qui lui fit prendre conscience de l’impact négatif, en tout cas par rapport à ses propres valeurs, de ce rythme de vie.

En 1973, John Darley et Daniel Batson de l’université de Princeton publiaient un article intitulé « From Jerusalem to Jericho » dans lequel ils relatent une étude sur l’expression des valeurs altruistes chez des séminaristes à qui l’on demande, dans une des conditions, de préparer un sermon sur base de la parabole du « bon samaritain ». L’expérience montra que une simple contrainte de temps pouvait affecter l’expression des valeurs altruistes, même chez des séminaristes (dont on peut supposer qu’ils sont encore plus enclin à aider les autres, bien que ce ne soit peut-être qu’un stéréotype) qui venaient d’être « amorcés » sur le sujet de l’aide à la personne en difficulté. Croisant sur leur chemin une personne en difficulté, gisant par terre, 63% des séminaristes à qui une légère contrainte de temps avait été imposée s’arrêtèrent pour venir en aide au malheureux (un complice, bien sûr). Si un niveau intermédiaire de contrainte de temps était suggéré, ce chiffre diminuait à 45% soit près de 20% de moins. Encore plus impressionnant, ce chiffre tombe à 10% pour les séminaristes à qui une forte contrainte de temps (dépêchez-vous, vous êtes en retard) était suggérée.

En résumé, on peut supposer que quand nous courons dans tous les sens pour rattraper le temps, comme le lapin d’Alice au pays des merveilles, nous sommes 6 fois moins susceptible de montrer un comportement altruiste, en accord avec nos valeurs, que quand nous prenons le temps de vivre. Quand nous courons dans tous les sens, non seulement nous ne prenons pas le temps de vivre (de profiter de notre vie) mais en plus, nous ne sommes pas (ou nous ne devenons pas) la personne que nous voulons être. C’est probablement un des facteurs qui explique que les personnes qui pratiquent la méditation deviennent plus emphatiques (elles prennent le temps de faire attention aux autres?)

Un autre fait marquant de cette histoire est qu’il semble que nous faisons nettement plus attention à l’expression de nos valeurs lorsqu’il s’agit de nos enfants que de nous même. Lorsque je demande à mes patients quelles sont leurs valeurs, la question provoque fréquemment une moue dubitative. Si je leur demande s’ils donneraient du « fast food » à leur enfant tous les jours (si ils ou elles ont un ou des enfants), la réponse sort immédiatement: « Non, bien sûr ». Manger sainement est donc clairement une valeur (reste à déterminer quelle est sa « priorité). Pourtant, fréquemment, ces mêmes personnes mangent un sandwich « sur le pouce » le midi et ne prennent pas le temps de petit-déjeuner à leur aise le matin.

Nos enfants apprennent plus de nos comportements que de nos conseils et commandements. Fais ce que je dis, pas ce que je fais, n’est clairement pas la meilleure façon  de leur transmettre nos valeurs. C’est plutôt l’adage « tu dois être le changement que tu veux voir dans le monde » qui devrait nous guider.

Ceci me mène aussi à cette question: « Si nous sommes dans ce cas, qu’avons nous fait de mal pour ne pas mériter suffisamment notre propre compassion et prendre le temps de vivre en accord avec nos propres valeurs? » (et quel message transmettons-nous à nos enfants, en ne prenant pas soin de nous-même?).

Et vous, si ce n’est déjà fait, qu’est-ce qui vous déciderais enfin à choisir de vivre l’instant présent? Si c’est déjà le cas, qu’est-ce qui vous à fait changer?

 

Lien vers l’étude de Darley & Batson (1973): http://web.missouri.edu/~segerti/1000/DarleyBateson.pdf

Impacts neuro-cognitifs de la méditation de pleine consicence

En février 2008, Philippe Goldin, docteur en psychologie et chercheur dans le domaine des neuro-sciences et de la méditation, présentait aux Google Tech Talks un état des lieux de la recherche neuro-cognitive sur les effets de la méditation de pleine conscience. Depuis 5 ans bon nombre de nouvelles recherches ont été conduites mais sa présentation reste globalement valable me semble-t’il et très facile d’accès tout en gardant une bonne qualité « technique » dans ses explications. Sa présentation dure 50 minutes et pourrait être considéré comme un cours d’université d’introduction à la pleine conscience (mindfulness). Ceci intéressera probablement plus les psychologues et psychiatres d’emblée mais ne devrait pas manquer d’intérêt pour toute personne qui s’intéresse à la mindfulness.

La pleine conscience en pratique clinique de nos jours

Christophe André, Psychiatre au centre hospitalier sainte-Anne à Paris, auteur et conférencier de renom, nous explique simplement, comme à son habitude, ce qu’est la pleine conscience, comment elle se pratique et comment on l’utilise de nos jours en pratique clinique.