L’argent (bien dépensé) peut rendre heureux

Un vieil adage dit que l’argent ne fait pas le bonheur. Plusieurs études ciblant les gagnants de loteries on en effet démontré qu’une bonne partie d’entre eux étaient souvent plus malheureux après quelques temps qu’ils ne l’étaient avant d’avoir gagné (et souvent plus pauvre, ayant mal géré leur argent). Ce qui semble faire la différence entre les « riches » heureux et les « malheureux » c’est la façon dont ils dépensent leur argent. En effet, dépenser une (bonne) partie de son argent pour le bien-être des autres semble être un gage de bonheur. Michael Norton, professeur à la prestigieuse Harvard School of Economy nous explique cela dans une toujours excellente présentation TED.

Notons que les plus grandes fortunes  de la planète semblent avoir compris ce principe, une grande partie d’entre-elles donnant une grande partie de leur fortune à des oeuvres de charité (Carlos Slim, Bill Gates, Warren Buffet, Mark Zuckerberg, Larry Ellison)

http://trends.levif.be/economie/actualite/people/bill-gates-augmente-sa-fortune-et-reste-l-homme-le-plus-riche-des-etats-unis/article-4000180067440.htm

 
Ceci n’est pas vraiment surprenant. On peut en effet imaginer que le fait de dépenser cette grande quantité d’argent contribue à donner un sens , une raison, qui plus est altruiste, à la vie (ou du moins une partie) de ces richissimes hommes d’affaire. Hors, l’altruisme reste une valeur sûre du bonheur, faire du bien aux autres, c’est aussi se faire du bien.

Nouvelles formations à la pleine conscience à l’UCL

L’Université Catholique de Louvain (-la-Neuve) organise deux nouvelles formations aux interventions psychologiques basées sur la pleine conscience à destination des psychologues et des médecins: une formation pour l’intervention auprès des adultes et une autre pour l’intervention auprès des enfants, adolescents et de leurs parents.

La formation pour l’intervention auprès des adultes a commencé en Juin et la formation enfants/ado est déjà complète pour cette année académique bien qu’un deuxième groupe puisse être formé si le nombre de participants requis est atteint. Sinon, les professionnels intéressés devront attendre l’année prochaine pour pouvoir suivre ce cursus théorique et pratique.

Plus de renseignements sur: www.formation-pleine-conscience.be

 

L’amour, la honte et la vulnérabilité…

L’être humain est un être social. Nous ne sommes pas l’animal le plus rapide, pas le plus fort, peut-être le plus intelligent (mais ça reste à prouver) mais nous sommes bon pour communiquer et, de là, pour collaborer. Nous avons survécu et sommes devenu le plus grand et le plus fort des prédateurs parce que nous fonctionnons bien (relativement) en groupe, en société. Grâce à cela, nous avons créés des villages, des chemins, puis des villes, des routes, des autoroutes, des buildings de 50 étages et plus, des hôpitaux, des paquebots, etc. Ensemble, nous sommes incroyablement fort. Seul, nous ne sommes rien, du moins nous le pensons souvent. Nous avons donc probablement été sélectionné, au cours des générations, sur base de notre capacité à vivre ensemble, à être accepté par la meute, la troupe, la société. Et de là vient probablement une de nos plus grande peur, celle d’être rejeté. Combien de fois les attentes de la société, des autres, dirigent-elles vos actes malgré parfois une envie forte de faire autrement? Combien de fois nous conformons-nous à la norme alors due nous ne sommes pas d’accord avec celle-ci? L’être humain a une tendance très forte à se conformer à la norme, nombre d’études l’ont déjà montré.

Brené Brown est chercheuse en science sociale et a décidé d’étudier les relations humaines, cette connexion qui nous relie entre-nous. Ce qu’elle a rapidement découvert, c’est la honte. La honte qu’elle interprète comme la peur d’être rejeté. En effet, quand j’ai honte de quelque chose, j’ai peur qu’on me rejette si les autres savaient cette chose. La honte est donc bien une peur du rejet. Et qu’est-ce que Brene Brown a découvert? Simplement que les personnes qui sont plus heureuses, plus épanouies ont plus le courage de se présenter telles qu’elles sont que les autres. Qu’elles acceptent leur imperfection, qu’elle oublient la personne qu’elles devraient être pour se contrer sur la personne qu’elles sont. Qu’elles savent cette simple chose: que nous ne sommes pas parfait mais que ce n’est pas important et que nous pouvons être aimé et que nous pouvons rester parmi les autres hommes et femmes. Le secret, c’est finalement d’accepter sa propre vulnérabilité et celle des autres.

C’est une leçon simple mais tellement fondamentale.

Je vous laisse regarder ces très bonnes prestations de Brene Brown au TED. Malheureusement les sous-titres en français semblent avoir un petit problème de synchronisation.

L’homme, machine à regret… et son antidote

Sur son excellent blog « Nous et les autres », Olivier Klein nous gratifie à nouveau d’un  article sur notre tendance à générer des regrets (ou des remords) suite à de « mauvais » choix (du moins, ceux que nous considérons comme tel). Il y montre la différence entre les regrets conséquents à une action (commission) ou ceux résultant d’une inaction (omission) par rapport à nos habitudes. Il semblerait que nous ayons une tendance à mieux rationaliser ou oublier les regrets résultant d’une action (hors de notre normale) que les autres.  La moralité (je simplifie mais je vous recommande vivement de lire son article en suivant le lien ci-dessous) est donc qu’il vaut mieux agir que d’hésiter et ne rien faire quand on en a eu envie, ça nous poursuivra moins longtemps (et en plus, 100% des gagnants ont tenté leur chance).

http://nous-et-les-autres.blogspot.be/2013/06/non-rien-de-rien.html#more

et j’en profite pour vous recommander aussi le blog tenu par les étudiants de son cours de cognition sociale, il y a quelques articles très bien documentés et fort bien écrit: http://cognitionsocialeulb.wordpress.com/

Bonne lecture.