Pour être heureux, concentrez-vous sur le moment présent!

Cela semble être une rengaine, un motto,  voire presque une obsession dans les nouvelles formes de thérapies basées sur la pleine conscience: vivez le moment présent, vous serez plus heureux. Que ce soit la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT), la  thérapie cognitive par la pleine conscience (MBCT) ou le programme de réduction du stress par la pleine conscience (MBSR), vous retrouvez à chaque fois cette composante essentielle: être présent à ce que vous faites quand vous le faites. La présentation TED de Matt Killingsworth donne encore un argument en plus dans ce sens. Plus vous laissez votre esprit flâner, moins vous êtes heureux. Ce qui ne veut pas dire que rêver est une mauvaise chose mais plutôt comme dit l’adage, « il vaut mieux vivre ses rêves que rêver sa vie ». Et parfois, reconnaissons-le, nous avons une certaines tendance à éviter les moments difficile en nous évadant par la pensée dans des mondes imaginaires, dans notre passé ou dans ce que nous projetons dans notre futur. Comme vous pourrez le comprendre dans cette présentation, cela ne semble pas avoir l’effet désiré sur le long terme. Nous évitons peut-être des émotions difficiles mais cela ne nous rend pas plus heureux pour autant, bien du contraire. Et on ne vous parle pas de méditation ici mais juste de perception du bonheur et d’activités quotidiennes.

Jeunesse, différence et harcèlement… une prestation émouvante de Shane Koyczan

Les conférences TED peuvent nous livrer des moments surprenant, motivant, émouvant , inspirant ou parfois ennuyant. La prestation de l’écrivain / poète / slammeur Shane Koyczan est probablement la prestation la plus poignante que j’ai pu voir sur TED. Son poème « to this day » qui nous parle de sa jeunesse, de sa différence, de harcèlement (harcèlement est malheureusement le seul mot français qui traduisent « bullying » bien qu’il n’en transmette pas tout le sens), de la difficulté à trouver sa voie et à faire accepter ses choix de vie. Passant de la présentation au slam (avec un très bel accompagnement musical au violon d’Hannah Epperson), son poème, sa déclamation et son rythme ne pourront que vous toucher.

A ce jour (12 mars, il n’y a pas encore de sous-titre en français (la prestation est en anglais) mais ça ne saurait tarder, comme d’habitude.