EMDR: Etat des recherches scientifiques

Dans un article du NewYork Times, Francine Shapiro répond aux questions que des lecteurs lui ont posé. A cette occasion, elle nous offre une très belle revue de la littérature scientifique sur l’EMDR, la comparaison avec les thérapies cognitives, les questions sur le rôle du mouvement des yeux, etc.

http://consults.blogs.nytimes.com/2012/03/02/the-evidence-on-e-m-d-r/

Etes-vous perfectionniste?

On est parfois plus perfectionniste que l’on veut bien le croire. Si nombreux sont ceux qui cherchent à s’améliorer, qui mettent la barre haut pour leur objectifs, ils ne sont pas perfectionnistes pour autant. Tal-Ben Shahar distingue le perfectionnisme de l’optimalisme. Je vous propose donc une petite grille d’évaluation de vos pratiques afin de savoir si vous appartenez à l’une ou l’autre de ces catégories. Notez que l’on peut très bien n’appartenir à aucune et que l’on peut être perfectionniste dans un domaine, optimaliste dans un autre et je-m’en-foutiste dans un troisième.

Le perfectionniste:

  • N’accepte qu’un parcours en ligne droite, pas d’erreur possible, on réussit tout du premier coup
  • Peur de l’échec
  • On se concentre sur la destination, l’objectif à atteindre
  • Dichotomie, tout ou rien, blanc ou noir,
  • Attitude défensive par rapport aux opinions d’autrui
  • Dureté avec soi-même, on est jamais assez bon, assez bien… Peut faire mieux
  • Rigidité dans ses attitudes

 

L’optimaliste:

  • Accepte un parcours accidenté, avec des détours
  • L’échec est une occasion d’apprendre et ne lui fait pas peur
  • Il se concentre sur le parcours, le chemin ET la destination
  • Son approche, sa vision des choses est complexe et nuancée
  • Il est ouverts aux opinions extérieures
  • Il est indulgent, bienveillant envers lui-même
  • Il adapte son attitude aux situations.

 

Vous reconnaissez-vous dans certains de ces traits de caractères liés au perfectionnisme? Quels effets, quelles conséquences, ont-ils sur vous, sur votre vie?

Syndrome d’Asperger et Haut-Potentiel intellectuel

Le syndrome d’Asperger est une forme d’autisme léger (probablement d’origine neurologique) mais qui permet une scolarisation et une intégration dans la société.

Le DSMIV-TR (il faut bien l’utiliser de temps en temps) range ce syndrome dans la catégorie des troubles envahissants du développement. Il est caractérisé selon le DSM, et je cite, par « une altération sévère et prolongée de l’interaction sociale (critère A) et le développement de modes de comportements, d’activités et d’intérêts restreints, répétitifs et stéréotypés (critère B) […] La perturbation doit entraîner une altération cliniquement significative dans le fonctionnement social, professionnel ou d’autres domaines importants (Critère C) […] La perturbation de la réciprocité dans l’interaction sociale est globale et prolongée« . Il y a quelques pages d’explications et d’aide au diagnostic différentiel qui complètent cette définition du DSM dont je vous fait grâce.

Contrairement aux troubles autistiques, il n’y a pas de retard mental ou du langage lié au syndrome d’Asperger. Le syndrome est connu depuis peu (fin du 20e siècle) et semble souvent non (ou mal) diagnostiqué. Les personnes répondant aux critères du syndrome présentent généralement un QI plus élevé que la moyenne. Le pronostic scolaire est généralement bon et ces personnes se retrouvent fréquemment dans des emplois à hautes qualifications techniques (ingénieurs, informaticiens, etc.).

Pour être plus pragmatique, on peut retrouver les comportements observables suivants chez les personnes atteintes de ce syndrome:

  • Difficultés liées aux changements environnementaux, de rituel, de consignes;
  • Centres d’intérêts restreints;
  • importance des rituels;
  • Manque d’habilité motrice (ils sont « gauche »);
  • Intellectualisation, Verbalisation à outrance;
  • Déficit dans l’expression des émotions;
  • Code sociaux souvent inadéquats;

En soit, certains de ces critères peuvent correspondrent à ceux que l’on peut retrouver chez certains enfants HP. La question que l’on peut se poser est: est-ce que ces critères sont liés au haut-potentiel ou à un syndrome d’Asperger? D’ailleurs, on pourrait même d’abord se poser la question de l’intérêt de répondre à cette première question. Cepdendant, vu les origines neurologiques probables de ce syndrome, certains traitements qui ne sont pas envisagés généralement avec l’identification du haut-potentiel pourraient se révéler plus efficaces.

Autre raison d’en tenir compte, comme le suggère Beverly Horn dans son article paru dans Gifted Education International, les adaptations scolaires que l’on propose généralement aux enfants HP ne semblent pas adéquate pour les enfants atteint d’un syndrome d’Asperger, HP ou non.

Comme quoi, il n’est jamais inutile de répéter qu’il ne faut jamais généraliser, encore plus ai-je envie de dire, lorsque l’on parle de haut-potentiel.

Réduire les enfants à une identité de surdoué génère des effets catastrophiques

« Réduire les enfants à une identité de surdoué génère des effets catastrophiques ». C’est le titre d’une interview du Pr Sylvie Tordjman, responsable Centre National (Français) d’Aide aux enfants et ado­les­cents à Haut Potentiel (CNAHP), qui nous rappelle l’impact d’une étiquette, pourquoi on parle de Haut-Potentiel et plus de surdoués ou d’enfant précoce, qui glisse un petit mot sur l’incomplétude des test de QI pour l’évaluation du haut-potentiel, et qui finit par l’importance de la relation entre l’enseignant et l’enfant.

L’article est lisible sur VousNousIls.fr: Cliquez-ici

J’en profite pour vous rappeler le très bon livre qu’elle a dirigé en 2010, paru au Presses Universitaires de Rennes:

« Aider les enfants à haut-potentiel en difficulté »
Editeur : PU Rennes (19 août 2010)
Collection : Essais
ISBN: 2753511705
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