Boite à outil pour construire la paix

L’Université de Paix met à disposition du public une « boite à outil » comprenant une série de fiches d’exercices visant à développer une gestion positive des conflits, une meilleure communication, une meilleure écoute. Ces outils sont destinés à un public varié allant de jeunes enfants (Maternelle) aux adultes. A utiliser sans modération.

http://www.universitedepaix.org/ressources/boite-a-outils

Un guide pour la cohérence cardiaque

Pour pratiquer la cohérence cardiaque, il n’est pas nécessaire d’avoir le logiciel heartmath installé sur son Pc, une simple vidéo avec un guide visuel vous donnant le rythme est amplement suffisant. Vous pouvez en trouver quelques-unes sur le web (sur YouTube, sur le site de David O’Hare, etc.). Malheureusement, ces vidéos sont en ligne et vous avez probablement comme moi déjà voulu pratiquer au travail avec votre Pc, votre tablette ou votre smartphone sans avoir une connexion internet valable à disposition. J’ai donc fait une petite animation de 5 minutes affichant un guide visuel pour pratiquer la cohérence cardiaque à un rythme de 4 secondes par inspiration et 6 secondes par expirations. La vidéo dure 5 minutes, est au format .MOV et peut-être téléchargée gratuitement sur votre Pc, tablette, iPad, iPhone ou androïde pour un usage off-Line. Le fichier fait un peu plus de 7MB.

Http://www.nicaise.name/documents/coherenceHD.mov

NB: pour télécharger le fichier sur votre disque, vous devez probablement cliquer droite sur le lien et sélectionner « sauvegarder sous »

La vidéo existe aussi sur youTube: http://www.youtube.com/watch?v=3KgzRv4yx3c

La présence thérapeutique

Un article intéressant sur ce que certains appellent la présence thérapeutique. J’aime appeler cela une relation thérapeutique en pleine conscience mais le terme présence me parle aussi. Ça reste dans l’esprit rodgerien, ça rejoint la pratique de la pleine conscience, la thérapie par l’analyse fonctionnelle, la thérapie d’acceptation et de l’engagement et l’hypnose. C’est une certaine façon de conceptualiser une certaine manière d’être thérapeute dans laquelle je me reconnais personnellement comme ce sera probablement le cas pour d’autres thérapeutes. Je recommande la lecture de la phase de préparation à la présence thérapeutique, on peut parfois avoir tendance à oublier de prendre soin de soi pris comme on peut l’être par notre pratique.

http://www.sharigeller.ca/pdfs/Presence_therapeutique.pdf

L’évaluation des modèles psychothérapeutiques

Comme beaucoup de mes confrères consciencieux, j’attache une grande importance à l’efficacité des techniques que j’utilise, sans tomber dans le travers d’une recherche de rendement absolu qui pourrait déboucher sur une précipitation ou une course contre la montre. Dans un monde dans lequel l’efficacité et la rentabilité sont des maîtres mots, la psychothérapie doit aussi offrir la possibilité de prendre le temps nécessaire, de prendre son temps, du temps pour soi. Hâtons-nous lentement.

Néanmoins, il me semble important d’utiliser de bons outils et de les utiliser à bon escient. Le psychologue / psychothérapeute commence par identifier les souffrances et les fonctionnements qui peuvent les causer puis il choisit le ou les outils qui vont l’aider à amener un mieux-être au patient. Tout comme le maçon ne va pas utiliser sa truelle pour vérifier la rectitude de son mur mais plutôt un fil de plomb, le psy sélectionne les outils les plus appropriés à la situation. Assez logiquement, ce choix s’effectue sur base de l’analyse du problème et de ses causes probables (le diagnostic) et aussi des sensibilités du patient et du thérapeute. L’expérience, les formations et les connaissances du psychothérapeute guident naturellement ses choix mais il reste néanmoins des biais possible (échantillon limité, connaissances limitée des techniques, compétences personnelles, etc.). Bien sûr, le psychologue consciencieux se remet fréquemment en question et essaie de porter un regard critique sur sa pratique et de s’ouvrir aux avancées des recherches en la matière. Il me semble bénéfique pour tout le monde, psychothérapeutes et patients, d’évaluer les progrès et le ressenti de chacun dans la relation thérapeutique. Mais les progrès de nos propres patients ne peuvent être le seul indicateur de la valeur de l’outil ni une raison pour ne pas se questionner.

Pour stimuler cette remise en question et l’utilisation de techniques qui font l’objet d’une recherche et d’une validation scientifique, certains pays, dont les Pays-Bas, ont même décidé de ne plus rembourser que les interventions psychologiques utilisants des outils dont l’efficacité est démontré scientifiquement, ce que les anglophones appellent « evidence-based psychotherapies ».

En tant que psychologue pragmatique pratiquant la psychothérapie, je m’intéresse à l’efficacité des différents modèles ou techniques afin de pouvoir rester ouvert à la diversité et néanmoins ne pas devenir prisonnier d’une mode ou d’un dogme. Ce n’est pas parce que on ne possède pas encore d’explication sur la façon dont une technique fonctionne qu’il faut la rejeter, du moins, si l’on peut prouver qu’elle donne des résultats positifs dans de nombreux cas, qui sont durables et qu’elle ne risque pas de faire du mal à certains (ce qui est souvent négligé). De plus, il est aussi bon de connaitre les indications et contre-indications de ces techniques. Si je prend l’exemple de l’hypnose eriksonnienne, bien que son cadre et son fonctionnement soit relativement bien théorisé, on a peu d’explications validées scientifiquement de son mode de fonctionnement mais on possède suffisamment de preuves de son efficacité que pour l’utiliser de manière adéquate et optimale. On peut en dire presque tout autant de l’EMDR.

Néanmoins, il n’est pas facile de s’y retrouver dans l’ensemble de ses techniques et de savoir lesquelles sont « validées » ou non. L’American Psychological Association a heureusement créé un site qui reprend les differents catégories de diagnostics cliniques et de techniques / méthodes thérapeutiques et en donne l’état de la recherche et l’adéquation de l’une comme moyen de traitement de l’autre. Bien sûr, toutes les techniques n’ont pas été testées, les psychanalystes n’étant, par exemple, pas très enclins à soumettre leur pratique à l’épreuve de la science et certaines techniques / méthodes récentes n’ont pas encore bénéficiées d’un grand nombre de recherche de par leur jeunesse. Le site n’en reste pas moins une excellente source d’information sur le sujet: http://www.psychology.sunysb.edu/eklonsky-/division12/ ou www.psychologicaltreatments.org

13ème conférence internationale de l’European Council for High-Abilities studies

Le conseil européen pour les études sur les hautes aptitudes (ECHA) organisera du 12 au 15 septembre 2012 à Munster en Allemagne sa 13ème conférence internationale. Le thème de cette année sera « la douance tout au long de la vie » (ma traduction de « giftedness across the lifespan »). Plus d’information et inscriptions sur le site: http://www.echa2012.info/

Cultiver l’étonnement.

Voici un autre petit exercice qui apporte du bien-être et que l’on peut pratiquer chaque jour:

    chaque soir, notez au moins 5 choses, petites ou grandes,pour lesquelles vous vous sentez reconnaissant. Cet exercice peut se faire en famille, avec vos enfant, votre partenaire. Qu’est-ce qui vous a plu? Qu’est-ce qui (ou qui) vous a fait sourire? Qu’est-ce qui vous a appris quelque chose? Qu’est-ce qui vous a amené du bonheur aujourd’hui?

Cette petite routine, dont les recherches de Emmons et McCullough montrent qu’elle est bénéfique sur bien des aspects, nous rappelle l’importance du Merci, ce mot simple que nous avons parfois tendance à sous-employer. Pourtant, ce n’est probablement pas par ingratitude mais bien plus par habitude, par manque d’étonnement. Nous ne nous rendons plus compte de ces petites choses, de ces petits gestes qui font tant de bien. Finalement, le scientifique et le philosophe questionnent le quotidien. Le premier essaie de comprendre le comment, le second s’étonne de celui-ci. Nous aussi, nous pouvons adopter cette démarche et nous étonner du quotidien, surtout de celui que nous côtoyons chaque jour et qui peine parfois à nous toucher, à nous émouvoir. On devient peut-être insensible aux horreurs de ce monde, gavé par les médias d’images et de terribles nouvelles mais nous devenons aussi parfois insensible à la beauté d’un soleil qui se lève, d’une belle nuit étoilée, du sourire d’un enfant, de la douceur d’un baiser, de la saveur d’un repas ou de la tendresse d’une caresse. Il y a tant de petites choses auxquelles nous ne faisons plus (assez) attention. C’est probablement aussi en l’entrainement de cette attention que la méditation de la pleine conscience contribue à améliorer notre quotidien. C’est parfois aussi le travail du psychologue de vous aider à relever ces petits détails, à prendre le temps de les noter. Indignez-vous dit Stéphane Hessel, étonnez-vous et dites merci ai-je envie de vous écrire. Votre gratitude, vos merci sont comme des chaudoudoux; vous pouvez en distribuer autant que vous voulez, vous en aurez toujours en suffisance et vous recevrez toujours plus, in fine, que ce que vous donnerez.

Merci de vous faire du bien et aux autres aussi!